Un peu plus haut, un peu plus loin,
On veut tous aller un peu plus haut un peu plus loin.
On rêve tous de vivre vieux et en santé,
De faire le tour du monde.
On rêve aussi de gagner à la loterie
Et de rencontrer l'amour de sa vie,
Y en a même qui osent rêver d'un pays.
C'est bien de rêver,
C'est là que ça commence;
Mais c'est pas là que ça finit.
J'suis un vieux capitaine,
J'ai sillonné les eaux du fleuve et du golf Saint-Laurent,
J'ai bourlingué dans tous les théâtres
Vous m'avez accueilli chez vous, au petit écran,
Mais ce soir, sur les plaines d'Abraham,
C'est le Québécois qui est sorti.
Ce soir, j'suis v'nu vous dire
De prendre vos rêve pour la réalité,
Et la seule façon d'y arriver,
C'est d'aller un peu plus haut, un peu plus loin.
Évidemment, quand on marche vers son destin,
Faut avoir le pied marin.
Si on veut pas se mouiller,
On peu toujours rester au quai.
Ce soir, je m'adresse à tous les Québécois
Qui ont envies de bouger,
Et aux jeunes, en particulier.
J'vous trouve beaux, les jeunes
J'entends votre désir,
J'vous sent prêts à vous embarquer
J'vous sent prêt à vous embarquer
Alors que moi, faut bien le dire,
J'ai passé l'âge des grandes traversés en solitaire;
J'ai besoin d'un équipage;
Sans équipage, j'peux plus prendre la mer.
Ce soir, je suis venu vous dire
Que j'ai besoin de vous.
Je rêve de naviguer avec vous,
Mais parfois, y'a d'la brume,
Et mon horizon est bouché.
J'veux pas casser l'party
Mais j'vais quand même vous l'avouer,
Parfois, quand je pense à vous,
J'ai le cour serré :
Quand vous décrochez,
Quand vous cherchez des paradis,
Parfois, à ces moments-là,
Je m'demande, si on vous a assez aimés.
Si on vous l'a assez dit.
Et puis parfois,
Quand j'vous entends parler,
J'ai un peu peur.
Vous. vous m'inquiétez;
Vous dites que l'français est rebelle,
Qui s'laisse pas facilement apprivoiser,
Mais toutes les langues ont leurs difficultés.
Le français, c'est la clé d'notre identité.
Si vous l'aimez,
Il vous tiendra toujours la main,
Alors que si vous n'l'aimez pas assez,
Un jour, il en mourra,
Et vous serez orphelins.
Vous devez vous dire :
« Hé! le vieux! arrête tes grands sermons »
Ne le prenez pas mal,
J'suis pas v'nu vous faire la leçon,
Non! Non! Non!
Ce soir, j'suis v'nu vous dire
Que le Québec a besoin de vous.
Je vous entends et j'ai confiance;
Je sais qu'au delà des générations,
Nous partageons le même élan,
La même passion;
Si vous voulez,
Nous naviguerons sur le même voilier;
J'resterai à la barre
Pendant que vous grimperez au grand hunier.
Nous jetterons l'ancre
Pour accueillir ceux qui ont le désir de faire le voyage avec nous;
Au passage, nous saluerons toutes les nations
Qui ont pagayé sur ces eaux,
Bien avant nous.
Nous naviguerons sur les plus grands océans
(Les humains sont partout)
En n'oubliant jamais
Que l'chemin du monde
Passe d'abord par chez nous.
Sans les vielles souches comme moi,
Et les jeunes pousses comme vous,
Y'a pas d'voyage,
Y'a pas d'rêve,
Et y'a pas d'rendez-vous.
Ce soir, j'suis v'nu vous dire
Que le pays à besoin de nous.
Bonne fête Québec !
Dernière modification : 29 mai 2004
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