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L'indépendance du Québec


Les raisons de rester dans le Canada, selon les fédéralistes

Les fédéralistes canadiens sont s'en cesse à la recherche d'arguments pour nous garder avec eux, notamment lors des référendums. Parmi celles-ci, ils évoquent bien souvent que les personnes âgées n'auraient plus de pensions de vieillesses, ce qui est faux. De plus, toujours selon eux, le Québec aura beaucoup de difficultés économiques, ce qui a de très bonnes chances d'être faux, car il récupérera d'importantes sommes d'argent qui sont présentement dépensés par le gouvernement fédéral, et ce, dans des programmes ayant parfois des intérêts contraire aux besoins des Québécois. Et c'est sans compter sur le déséquilibre fiscal canadien ! De plus, les fédéralistes disent que l'incertitude politique nuit considérablement au Québec. Ils semblent ne pas comprendre que lorsque que l'on répète une phrase, certains commencent à croire que c'est vrai. Aussi, en étant indépendant il n'y aurait plus de problèmes politiques de séparation, comme ils le disent si bien, donc il n'y aura plus d'instabilité politique. Une de leurs trouvailles, à la suite du référendum gagné in-extrémis en 1995, est la menace de partition du Québec. Ils affirment que si le Canada est divisible, le Québec est divisible. Mais, la partition du Québec est impossible, car le Québec forme un peuple. De plus, en étant un peuple, le Québec peut s'autodéterminer lui-même, quoi qu'en dise la loi sur la clarté référendaire, C-20.

Les fédéralistes sont très peureux à ce que l'on peut remarquer. C'est donc dire que ce qui ferait l'unité du pays, c'est la peur, un peu comme dans le temps de l'empire russe... Est-ce que la peur est signe de progrès ? Je ne crois pas... De plus, les fédéralistes tentent de dire que la souveraineté du Québec va à l'encontre des grands courants internationaux d'union, comme me le disait si bien un certain candidat libéral dans mon comté en 1998, Jean Morin pour ne pas le nommer, qui soi dit en passant n'aime plus parler de politique lorsqu'il sent que ça chauffe un peu trop pour lui et qu'il ne sait plus quoi dire. Quel mensonge ! Ainsi, à ce que je vois, les pays européens ont encore des frontières bien distinctes et ceci n'empêche pas certains peuples de vouloir être indépendants. Ensuite, ils ne mettent au point que des politiques communes pour favoriser l'économie de l'Europe : libre-échange, monnaie commune, etc.. Dans la future République du Québec, personne n'a dit que celle-ci se refermerait sur elle-même, outre les fédéralistes, qui sont bien paranoïaques. Grâce au Québec, le libre-échange existe et rien ne nous empêche d'avoir une monnaie commune avec le Canada, car nous possédons un important lot de la masse monétaire canadienne. Sinon, il y a encore la solution de la monnaie américaine, qui risque de plus en plus de se réaliser. De plus, à l'intérieur de ce vaste courant de mondialisation, l'accession à la souveraineté est l'unique issue pour permettre au Québec de décider elle-même de son avenir. En effet, en y accédant, notre pays pourra voter ses lois, signer les traités internationaux, entre autres. Ainsi, son avenir ne sera plus entre les mains du gouvernement d'Ottawa, dont les priorités sont plus ou moins les mêmes que celles du Québec. Par exemple, lors des négociations sur les Accords multilatéraux d'investissements (AMI), seuls les pays souverains pouvaient y participer. Ces négociations étant entretenues dans le plus grand secret, le gouvernement du Québec n'aurait jamais été au courant si la France ne s'était pas levée contre l'AMI. Pourtant, ces négociations auraient pu avoir des conséquences graves quant à la souveraineté des pays. Mais, l'accord sur la zone de libre-échange américaine (ZLÉA) pourrait bien avoir les mêmes visés. C'est pour cela que nous devons être un pays lors de la conclusion de ce pacte.


Jean-François Gauvin



Dernière modification : 29 mai 2004

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