Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles nous devons nous
séparer du Canada. En voici quelques-unes. Le Québec pourra décider
lui-même de ce qu'il veut faire de l'argent récupéré des impôts et
taxes du fédéral. Il pourra ainsi décider soi-même de ses investissements,
car il ne reçoit pas sa juste part du fédéral, notamment en recherche et
développement. Certains fédéralistes rétorqueront que le Québec reçoit
un énorme magot en péréquation. Mais, le Québec reçoit beaucoup en
péréquation, justement parce qu'il ne reçoit pas assez d'investissements.
Ainsi, le Québec pourra économiser sur les gaspillages d'argent occasionnés
par les dédoublements de ministère. Le Québec pourra sélectionner soi-même
les immigrants qui viennent au Québec et ainsi leur donner une image juste
de notre pays. De plus, nous pourrons encore plus nous affirmer comme seul
peuple francophone d'Amérique, responsable et fier de la vitalité de sa
langue et de sa culture, et ainsi les protéger. Ensuite, depuis que le
Canada est créé qu'il existe des différends Québec-Canada, s'étant
intensifiés suite au renouvellement de la Constitution en 1982, ayant mené
le pays à Meech et Charlottetown, mais sans résultat. Ces chicanes
constitutionnelles coûtent d'ailleurs très cher. Donc, nous voulons un pays
pour être responsables de notre avenir, ce qui est d'autant plus urgent de
par le fort courant de mondialisation. On peut ici penser aux nombreuses
rencontres internationales que nos représentants politiques québécois se
voient refusées par le fédéral. Le vendredi 7 janvier 2000, on apprend
qu'Ottawa fait obstacle à la mission économique que le vice-premier ministre
Bernard Landry dirigera, du 10 au 19 janvier, au Panama et au Costa Rica,
ayant donné le mot à ses diplomates de lui interdire d'organiser des
rencontres entre avec l'un ou l'autre des présidents de ces deux pays. Quel
beau néocolonialisme n'est-ce pas ? Il me semble que ceci prouve hors de
tout doute que nous sommes dirigés en grande partie par le Canada, alors que
ce même pays est supposé être une Confédération.
Jean-François Gauvin
Dernière modification : 29 mai 2004
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