Le gouvernement fédéral libéral d'Ottawa fait bien rire. En effet,
lorsque le gouvernement du Québec s'oppose à quelque chose,
Ottawa affirme bien souvent que Québec ne se bat que pour des niaiseries.
Un exemple de cela est la fondation des bourses du millénaire par le fédéral.
Rappelons-nous tout d'abord que l'éducation est de juridiction provinciale...
En effet, si ce dernier affirme que c'est stupide de s'opposer à ce projet,
pourquoi ne laissait t-il pas ce projet dans les mains du Québec ? Ottawa
affirmait que c'était pour montrer d'où provient l'argent, avec la feuille
d'érable. Mais, le gouvernement québécois était même prêt à laisser cette
feuille symbolique, pour contrôler l'octroi de ces bourses. Le fédéral
s'opposait toujours. Peut-être que ce projet serait plus important que l'on
ne pourrait penser ? Il est évident que ce projet sert à spécialiser les
provinces, dont le Québec, en allouant les bourses dans certains domaines,
contrôlant ainsi la diplômation par secteurs, et ce, au détriment du Québec.
Ainsi, il y aurait plus de bourses dans certains secteurs que d'autres, que
le Québec voudrait développer pour concurrencer l'Ontario. Mais Ottawa ne
l'entend pas ainsi...
Le Premier ministre canadien Jean Chrétien a procédé au début de l'an
2002, à un remaniement ministériel. Il est intéressant de voir Denis Coderre
comme ministre de l'immigration. Si on se souvient bien, monsieur Coderre
avait dit au député du Bloc Québécois, Oswaldo Nunez, Chilien d'origine,
de retourner dans son pays d'origine, simplement parce qu'il était souverainiste.
De plus, bien qu'il ne soit plus ministre dans le gouvernement fédéral
depuis un remaniement ministériel, Alfonso Gagliano est encore une fois
la preuve que le patronage fait fureur à Ottawa. L'ancien ministre du
gouvernement libéral, un peu comme l'a fait Jean Chrétien, s'est servi
de sa puissance politique pour intervenir dans des décisions auxquelles
il n'avait strictement rien à voir. Un autre député libéral a quant à lui
ajouté pendant cette affaire qu'il n'y avait pas assez de patronage
à Ottawa ! De plus, on se demande bien comment cet ancien ministre a réussi à
devenir un important personnage au pays, ses liens avec la mafia étant bien
connus. Espérons seulement que son départ n'empêchera pas de faire toute
la lumière sur la corruption libérale.
Jean-François Gauvin
Dernière modification : 29 mai 2004
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