Certains peuvent bien se demander pourquoi les Québécois aiment plus ou moins certains
Canadiens anglais. Et bien c'est fort simple, qui nous ont conquis ? Qui tentent de nous
assimiler ? Qui ont eu une quasi-exclusivité sur l'économie pendant de nombreuses années ? Je
pourrais parler longtemps ainsi ... Mais, il ne faut pas oublier que certains anglophones
sont de farouches partisans de l'indépendance du Québec, comme le furent certains
patriotes de souches irlandaises. Alors, il s'agit plutôt des valeurs québécoises que
ceux-ci ont assimilées. Malgré ce que peut en dire William « Pit-Bull » Johnson,
ancien chef d'Alliance Québec, les souverainistes québécois ne sont pas racistes.
Celui-ci, après avoir participé au défilé de la Saint-Jean-Baptiste
1998 et avoir reçu une tarte à la crème, avait déclaré qu'il y avait un problème
d'anglophobie, à la base du mouvement séparatiste. Il peut bien penser ce qu'il
veut, mais tel n'est pas le cas, malgré que nous aurions d'excellentes raisons
d'être intolérant envers certains anglophones.
Alors, ils peuvent bien nous traiter de méchants séparatistes, ceci ne fait que confirmer
leur intolérance flagrante, car certains Canadiens anglais ne nous considèrent que
d'après notre opinion politique, comme lors de l'affaire David Lévine en 1998. Mike Harris
appuyait les manifestants qui protestaient contre la nomination de cet ancien candidat péquiste
aux élections provinciales, tandis que Stéphane Dion comprenait leurs motivations.
De plus, pour continuer dans la même veine on pourrait aussi parler de Diane Francis,
éditorialiste au Financial Post, qui avait déclaré que les Québécois ne devraient pas
posséder de journaux au Canada, suite à l'achat par Québécor de Sun Media.
Alors, le Canada peut bien parler de liberté, mais où est celle-ci lorsque que l'on ne
peut afficher ses convictions politiques ou autres ? De plus, en affichant de tels propos,
ces canadiens nient en quelque sorte notre droit d'être Canadien, et donc l'égalité des
chances pour tous. Avec de tels messages, le reste du Canada ne fait ici qu'accélérer
le processus vers l'indépendance du Québec.
Jean-François Gauvin
Dernière modification : 29 mai 2004
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