L'histoire de la famille Molson se résume à : l'accumulation de leur fortune dans la colonie britannique, les rachats de terres après la Conquête, leur rôle pendant la Rébellion de 1837-1838, leur tour de passe-passe dans les chemins de fer, leur monopole garanti dans la navigation, leurs opérations illégales sur la monnaie, leur racket de l'orge, assimilable à du prêt usuraire avec les cultivateurs et leur rôle dans la faillite frauduleuse de la Commercial Bank of Canada.
John Molson débarqua au Québec peu après la Conquête, en 1782, et fonda la brasserie Molson en 1786. En 1816, il est élu à l'assemblée du
Bas-Canada et réussit à obtenir le droit de construire un quai pour ses nombreux bateaux, notamment à cause de ses activités
commerciales. En 1827, il est battu par un député patriote. Malgré cela, le gouverneur passa par-dessus l'assemblée, contrôlée par
Papineau, et le nomma au Conseil Exécutif. Il devient donc l'Honorable John Molson.
John Molson fils, né le 3 octobre 1787 à Montréal, fit carrière dans les banques et les finances. Il fut homme d'affaires, fonctionnaire,
juge de paix et politicien. Lors des années 1830, en tant que membre de l'Association constitutionnelle, il est le président de
l'assemblée qui condamna le conseil municipal, celui-ci appuyant les 92 résolutions des Patriotes. Par la suite, il promeut l'union du
Haut et du Bas-Canada. Lors des rébellions de 1837, il est colonel de milice. À la tête de son régiment, il se rangea donc du côté des
bureaucrates pour écraser l'insurrection appréhendée. Il participa à la répression militaire contre les Patriotes, étant même blessé sur
le chemin de Chambly, et fut impliqué dans le massacre des villages des Patriotes.
Son frère William, né le 18 février 1875, a été administrateur de plusieurs compagnies de chemins de fer. C'est à ce titre qu'il est
considéré comme un des fondateurs de la Grand Trunk Railway, la gammick des Pères de la Confédération. Il fonde par la suite la Banque
Molson en 1835.
Dernière modification : 13 avril 2009
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