Histoire du Parti Québécois |
1967 4 octobre : René Lévesque, suivi de quelques centaines de membres, quitte le Parti libéral à la suite du refus du Congrès d'entériner le principe d'un Québec souverain associé au reste du Canada. 19 novembre : René Lévesque et un groupe de militants nationalistes fondent le Mouvement Souveraineté-Association. 28 décembre : début des négociations entre le Mouvement souveraineté-association (MSA), le Ralliement national (RN) et le rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) en vue d'une fusion. 1968 Janvier : Publication du manifeste « Option Québec » René Lévesque et d'autres militants entreprennent des tournées politiques pour promouvoir l'option fondamentale du mouvement et jeter les bases d'associations de comtés. C'est le début d'un vaste mouvement démocratique et national financé exclusivement par les membres. 19 au 21 avril : Congrès d'orientation du MSA. 7 300 membres définissent les grandes orientations qui doivent guider l'action du mouvement et adoptent un document de base: "Ce pays qu'on peut bâtir". Ce document contient les principes fondamentaux du futur programme du Parti Québécois dans les domaines sociaux, culturels, économiques et politiques. Ainsi, l'indépendance est à la fois le cadre et le moyen pour assurer le développement d'une société plus juste et égalitaire. Les membres du MSA décident de créer un nouveau parti politique qui regrouperait les forces indépendantistes. René Lévesque menace de démissionner à l'occasion d'un débat houleux sur les droits linguistiques de la minorité anglophone. 11 au 14 octobre : Ier Congrès national (Petit Colisée de Québec et Université Laval) : « Ce pays qu'on peut bâtir ». Le Parti Québécois naît de la fusion du Mouvement Souveraineté-Association et du Ralliement national. Les 1000 délégués (membres du MSA et du RIN) adoptent le programme ainsi que les statuts officiels et élisent le premier Conseil exécutif; René Lévesque est élu président et Gilles Grégoire vice-président. 26 octobre : Le RIN, alors dirigé par Pierre Bourgault, se dissout. Quinze jours plus tard, ses membres rejoignent massivement le Parti Québécois. Celui-ci compte déjà 16 000 membres. Il défendra le double credo de son chef René Lévesque: l'indépendance du Québec assortie d'une association avec le reste du Canada. 14 décembre : Ier Conseil national. Adoption des règlements qui régissent le fonctionnement du parti. 1969 4 et 5 avril : 1er colloque du Parti : « L'agriculture québécoise avec ceux qui la vivent ». 19 septembre : Jacques Parizeau adhère officiellement au Parti. 17 au 19 octobre : IIe Congrès national (Centre Maisonneuve et Cégep Édouard-Montpetit): "Congrès de la preuve et de l'élan". Adoption de propositions en faveur de l'instauration d'une loi sur les référendums et d'un régime d'assurance-automobile. Novembre : Le Parti lance sa
première campagne populaire de financement qui rapporte 11 novembre : Jérôme Proulx quitte l'Union nationale et joint les rangs du parti. 1970 Mars : Deuxième campagne de financement populaire qui rapporte 145 042 $. Le Parti compte maintenant plus de 80 000 membres. 29 avril : Élection générale. Thème de la campagne du Parti : « OUI ». Première participation électorale du Parti à une élection générale et élection de ses sept premiers députés :
René Lévesque est défait dans Montréal-Laurier par le libéral André Marchand. 16 octobre : Le gouvernement Trudeau invoque la loi des mesures de guerre. L'armée investit le Québec: un demi-millier de personnes est arrêté, des milliers de perquisitions effectuées sans raison valable chez des artistes, des syndicalistes et des membres du Parti Québécois. 1971 26 au 28 février : IIIe Congrès national (Patro Roc-Amadour, Québec) : « Québécois, faites vos choix ». Course à la présidence du Parti qui oppose André Larocque à René Lévesque. Ce dernier est réélu avec une forte majorité. Pierre Bourgault est élu au Conseil exécutif. René Lévesque menace de démissionner si les délégués adoptent une résolution ne reconnaissant pas les droits linguistiques de la minorité anglophone. Mars : Après les événements d'octobre, le nombre de membres baisse à 30 000. Un système de recrutement permanent est mis en place. 1972 Durant l'année, le Parti organise cinq colloques :
Printemps : Première campagne de financement d'envergure nationale (« Le support moral, c'est pas assez ! ») qui rapporte 593 961 $. Novembre : Le Congrès national prévu est reporté à février 1973 à cause de « l'opération plus » de recrutement de membres qui coïncide avec la campagne électorale fédérale. 7 avril : Publication du manifeste « Quand nous serons vraiment chez nous » qui trace les grandes lignes d'un Québec souverain. 1973 23 au 25 février : IVe Congrès national (Centre sportif Laval) : « Québécois le temps presse ». Adoptions de propositions relatives au zonage agricole et à la démocratisation des partis politiques. 29 octobre : Élection générale. Thème de la campagne du Parti : « J'ai le goût du Québec ». Le Parti Québécois devient l'Opposition officielle avec six députés: Marc-André Bédard (Chicoutimi), Marcel Léger (Lafontaine), Claude Charron (Saint-Jacques), Robert Burns (Maisonneuve), Jacques-Yvan Morin (Sauvé), Lucien Lessard (Saguenay). René Lévesque est défait dans Montréal-Dorion par 293 voix. La Gendarmerie royale du Canada vole par effraction à Montréal la liste des membres du Parti Québécois. On apprendra en 1992 que ce vol faisait suite à une demande du cabinet Trudeau. La campagne de financement du Parti (« Un pas de plus ») rapporte 739 251 $. Le Parti compte 60 000 membres. 1974 28 février : Le premier numéro du quotidien indépendantiste Le Jour, dirigé par Yves Michaud, est publié. Septembre : Colloque « Pour une politique de l'environnement ». 15 au 17 novembre : Ve Congrès national (Petit Colisée de Québec ) : « Le Québec, ça vaut le coup ». Le Parti Québécois intègre à son programme le référendum comme modalité d'accession à la souveraineté. Élargissement du Conseil exécutif pour assurer une meilleure représentation des régions. Adoption d'une série de propositions qui favorisent les personnes âgées dans les domaines de l'habitation, du transport et des loisirs. 1975 Mars : Adoption en Conseil national d'un code d'éthique concernant les avoirs financiers des candidates et candidats du Parti. 1976 25 août : Le quotidien Le Jour disparaît à la suite de difficultés financières et de conflits idéologiques entre les journalistes et la direction du Parti Québécois. 15 novembre : Élection générale. Thème de la campagne du Parti : « On a besoin d'un vrai gouvernement ». Le Parti Québécois prend le pouvoir avec 41.4 % des voix et 71 députés élus. Il prend l'engagement de soumettre son option souverainiste à la population par voie référendaire. René Lévesque est élu dans le comté de Taillon avec plus de 22 000 voix de majorité. 1977 4 février : Première édition de l'hebdomadaire Le Jour. 26 août : Adoption par le gouvernement du Parti Québécois d'une loi sur le financement des partis politiques. Cette loi met fin aux caisses électorales occultes et réduit l'influence des groupes d'intérêts sur les partis politiques. 27 au 29 mai : VIe Congrès national (Vélodrome de Montréal) : « Demain nous appartient». Les militants et les militantes adoptent une résolution en faveur de l'avortement sur demande. René Lévesque exprime sa dissidence par rapport à cette résolution. Refonte complète des statuts du Parti. La proposition suivante est adoptée presque à l'unanimité : « Un gouvernement du Parti Québécois s'engage à s'assurer par voie de référendum et au moment qu'il jugera opportun, à l'intérieur d'un premier mandat, de l'appui des Québécois sur la souveraineté du Québec ». Juin : Création du Comité d'action politique des femmes. Novembre : René Lévesque est fait Grand Officier de la Légion d'honneur et récipiendaire de la médaille de la ville de Paris. 1978 Juin : tenue d'un colloque national sur le thème : « Vieillir au Québec ». 1979 17 mai : Le député de Maisonneuve, Robert Burns, remet sa démission et déclare que le Parti Québécois va perdre le référendum et les prochaines élections. 1er au 3 juin : VIIe Congrès national (PEPS de l'Université Laval) : « D'égal à égal ». Les membres du Parti élaborent la stratégie nationale et définissent les mécanismes de l'association d'un Québec souverain avec le Canada. Ils adoptent une série de propositions concernant l'égalité des femmes et la condition féminine. Automne : Opération « Sortir-Parler-Convaincre » : en vue du référendum, des milliers de militantes et militants rencontrent la population de tous les comtés. 1er novembre : Le gouvernement du Parti Québécois dépose à l'Assemblée Nationale le Livre Blanc sur le projet de souveraineté-association. 20 décembre : René Lévesque présente aux membres de l'Assemblée nationale le libellé de la question référendaire. 1980 Avril : Publication par René Lévesque aux Éditions de L'Homme d'un ouvrage intitulé OUI. 20 mai : Référendum au Québec. Thème de la campagne du OUI : « OUI ». Près de 60% des électeurs se prononcent pour le Non. Dans le comté de Taillon, représenté par le premier ministre René Lévesque, le OUI l'emporte par 1245 voix de majorité. Septembre : Création du Comité national d'action politique des jeunes, du comité national des anglophones et du comité de liaison avec les groupes ethniques. 3 au 5 octobre : Tenue d'un Conseil national élargi : « Le Québec des années 80 ». À la suite de l'échec référendaire et en vue des prochaines élections, les membres du Parti réaffirment l'option souverainiste et prennent l'engagement de ne pas tenir un autre référendum sur cette question au cours d'un second mandat. 1981 13 avril : Élection générale. Thème de la campagne du Parti : « Faut rester forts au Québec ». Le Parti Québécois est réélu avec 49.2 % de la faveur populaire et 80 députés. Les électeurs du comté de Taillon réélisent René Lévesque avec 21 535 votes contre 9 500 pour le candidat libéral. Mai : Création du Centre d'animation politique. Septembre : Tenue du colloque « La participation des Anglo-québécoises et des Anglo-québécois dans le Québec d'aujourd'hui et de demain » organisé par le Comité national des anglophones. Octobre : Publication par le Conseil exécutif national du manifeste « Vers la majorité ». 4 au 6 décembre : VIIIe Congrès national (Centre Claude-Robillard et Université de Montréal) : « C'est souverainement le temps ». Les délégués décident d'éliminer la question de l'association dans les démarches vers la souveraineté du Québec. Ils adoptent une résolution selon laquelle un gouvernement du Parti québécois devra enclencher le processus d'accession à l'indépendance sur la base d'une majorité de sièges obtenue lors d'une prochaine victoire électorale. René Lévesque s'objecte et décide de s'accorder quelques jours de réflexion. Il annonce la tenue d'un référendum interne auprès de tous les membres du parti afin que ceux-ci puissent indiquer leur position quant aux décisions prise lors du VIIIe congrès. Ce congrès se poursuivra au mois de février 1982. 13 décembre : Publication par le Conseil exécutif national d'un manifeste sur les options fondamentales du Parti. 1982 6 janvier : Claude Morin quitte la vie politique. Il remet sa démission en tant que ministre et député. 9 février : Les résultats du référendum interne, qu'un journaliste a qualifié de «rené»rendum, sont dévoilés. Un total de 95 % des 143 000 membres (ce qui représente environ 50% du nombre total de membres que compte alors le PQ) disent OUI à la question posée par René Lévesque et l'Exécutif national du parti : les résolutions du VIIIe congrès relatives au processus devant mener à la souveraineté sont annulées. 13-14 février : Poursuite du VIIIe Congrès national. Adoption par les déléguées et délégués de trois principes fondamentaux :
8-9 mai : Tenue du colloque « s'organiser » organisé par le Comité d'action politique des femmes. Juin : Adoption par le Conseil national du principe de l'implication du Parti sur la scène fédérale lors des prochaines élections générales à s'y tenir. 22 juin : Guy Bisaillon remet sa démission à la suite de l'adoption de la loi 70 imposant des réductions de salaires de 20 % dans le secteur public. 1983 11 au 13 novembre : Tenue du colloque national « Maîtriser le changement » à l'École des Hautes Études Commerciales. 1984 8 au 10 juin : IXe Congrès national (Palais des congrès de Montréal) : « Souveraineté, un monde neuf ». Les congressistes adoptent la résolution « Un vote pour le parti Québécois sera un vote pour la souveraineté du Québec » en dépit de l'opposition de René Lévesque. 4 septembre : René Lévesque demande à ses ministres de mettre de côté jusqu'à la fin de l'année toute prise de position publique sur la question de la souveraineté. 16 octobre : Lors du discours inaugural de session de l'Assemblée nationale, René Lévesque considère la victoire de Brian Mulroney et des conservateurs sur la scène fédérale comme « un beau risque » à courir par le Québec. 24 octobre: René Lévesque lève le moratoire sur les interventions publiques qu'il avait demandé à ses ministres concernant la souveraineté. 27 octobre : Pierre-Marc Johnson livre ses idées quant à la souveraineté du Québec dans une entrevue au journal Le Devoir. 10 novembre : En réponse aux révisionnistes, douze ministres qualifiés d'orthodoxes signent une déclaration publique réaffirmant la nécessaire souveraineté pour le Québec. 19 novembre : Dans une lettre adressée aux militants du Parti Québécois, René Lévesque souligne que la souveraineté ne doit être l'enjeu de la prochaine élection « ni en totalité, ni en partie ». La souveraineté devrait selon René Lévesque rester la suprême police d'assurance du peuple. L'Exécutif national convoque pour le 19 janvier 1985 un congrès extraordinaire dans le but de modifier le texte de l'article 1 du programme adopté au congrès de juin 1984. 20 novembre : Refusant cette nouvelle orientation, le député du comté de Deux-Montagnes, Pierre De Bellefeuille, démissionne du caucus des députés du Parti Québécois et annonce qu'il siégera dorénavant comme indépendant. 22 novembre : Cinq ministres du Cabinet de René Lévesque suivent le geste de Pierre De Bellefeuille. Il s'agit de : Jacques Parizeau, Camille Laurin, Jacques Léonard, Gilbert Paquette et Denise Leblanc. 27 novembre : Louise Harel se joint au groupe et démissionne. 1985 19 janvier : Congrès extraordinaire. Les déléguées et délégués révisent l'article 1 du programme adopté lors du neuvième congrès en mars 1984. Devant cette situation, 495 délégués, avec à leur tête les ministres « orthodoxes » refusent d'entériner cette résolution et quittent le Congrès. 20 juin : René Lévesque remet sa démission comme président du Parti Québécois. 29 septembre : Pierre-Marc Johnson est élu président du Parti Québécois avec 58,7% des suffrages exprimés. L'affirmation nationale (à l'intérieur du Canada) remplace le beau risque. 3 octobre : René Lévesque démissionne comme premier ministre. Pierre-Marc Johnson lui succède et est assermenté Premier ministre du Québec. 2 décembre : Élection générale au Québec. Thème de la campagne du Parti: « Le Québec avec Johnson ». Le Parti Québécois perd le pouvoir après deux mandats. 1986 Publication à plus de 100 000 exemplaires des mémoires de René Lévesque « Attendez que je me rappelle ». 13 septembre au 1er octobre : Tournée de toutes les régions du Québec par l'ensemble des députés du Parti Québécois sous le thème « L'équipe du Parti Québécois à l'écoute et en action ». 1987 12 au 14 juin : Xe Congrès national (Université Laval, Québec) : « Agir dès maintenant ». Les déléguées et délégués conservent comme objectif fondamental de réaliser la souveraineté du Québec par des voies démocratiques mais, en attendant cette réalisation, ils proposent « une démarche d'affirmation nationale ferme » à l'intérieur du cadre de la fédération canadienne. Lors de ce congrès, les déléguées et délégués ont aussi dénoncé l'entente constitutionnelle conclue deux semaines plus tôt à Ottawa (Lac Meech), créé le Comité national des jeunes et intégré au programme du parti les éléments essentiels d'une politique de plein-emploi. 1er novembre : René Lévesque, père fondateur du Parti Québécois, décède d'un arrêt cardiaque à l'âge de 65 ans. Des milliers de Québécoises et Québécois lui rendent un dernier hommage. 10 novembre : Pierre-Marc Johnson démissionne de ses postes de chef de l'Opposition officielle, président du Parti Québécois et député d'Anjou. 18 novembre : Retour de Jacques Parizeau en politique. 1988 19 mars : Jacques Parizeau est élu, sans opposition, chef du Parti Québécois. Il promet que le Parti fera la promotion de la souveraineté « avant, pendant et après les élections ». 25 au 27 novembre : Congrès extraordinaire (Saint-Hyacinthe) : «Des idées claires pour le Québec ». 1989 25 septembre : Élection générale au Québec. Thème de la campagne du Parti : « Je prends la part du Québec ». Le Parti libéral est réélu. Le Parti Québécois fait élire 29 députés avec 40,2% du vote. 1991 25 au 27 janvier : XIe Congrès national (Centre des congrès de Québec) : « Parti pour la souveraineté ». Adoption d'une proposition visant à s'assurer que, dans la société québécoise, l'affirmation « à travail équivalent, salaire égal et avantages sociaux égaux » soit respectée. Invitation au gouvernement à promouvoir la réévaluation objective de la rémunération des emplois traditionnels féminins et à adopter des mesures pour contrer les stéréotypes sexistes. 1993 20 au 22 août : XIIe Congrès national (Palais des congrès de Montréal) : « J'ai des idées pour mon pays ». Les déléguées et délégués recommandent entre autres la mise sur pied d'un régime de perception automatique des pensions alimentaires. 1994 12 septembre : Élection générale au Québec. Thème de la campagne du Parti : « L'autre façon de gouverner ». Les Québécoises et les Québécois portent le Parti Québécois, sous la direction de Jacques Parizeau, au pouvoir. 77 candidates et candidats du Parti Québécois sont élus. 1995 12 juin : Le Parti Québécois, le Bloc Québécois et l'Action démocratique du Québec s'entendent sur une position commune quant aux offres d'association à faire au Canada advenant une victoire du OUI au référendum. 30 octobre : Référendum sur la souveraineté du Québec. Les Québécoises et Québécois votent NON. Jacques Parizeau réagit avec amertume. 31 octobre : Jacques Parizeau, premier ministre et chef du Parti Québécois, annonce son retrait de la vie politique. 22 décembre : Lucien Bouchard dépose officiellement sa candidature à la présidence du Parti Québécois. Son bulletin de candidature porte la signature de près de 10 000 membres des 125 comtés du Québec. 1996 27 janvier : Lucien Bouchard devient le 4e chef du Parti Québécois. 22 au 24 novembre : XIIIe Congrès national (Centre des congrès de Québec); « La volonté de réussir ». Les déléguées et délégués intègrent pour la première fois au programme du Parti la notion de partenariat économique et politique du Québec souverain avec le reste du Canada.
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