En novembre 1962, fut formé le Réseau de résistance (R.R.), un groupe clandestin, par 24 militants du
R.I.N., qui s'étaient réunis secrètement à Côte-des-Neiges, chez
Rodrique Guite. Cet architecte âgé de 30 ans, était un membre influent de la direction
nationale du R.I.N. et faisait parti de l'aile gauche du R.I.N.. Ceux-ci voulaient mettre
au point des moyens d'actions plus radicaux, spectaculaires, pour stimuler la cause de
l'indépendance. La majorité s'opposant à la violence, ils étaient prêts à recourir
à des formes d'action directe : badigeonnage en règle de « symboles coloniaux » (
édifices, boîtes aux lettres ), vols de drapeaux « Red Ensign » et « Union Jack »,
petits sabotages. C'était donc la formation d'un groupe clandestin conçu comme une sorte
d'avant-garde au sein du R.I.N., mais non à connotation guerrière.
La première opération de ce groupe allait être le dimanche suivant cette réunion. Cependant,
les initiatives spontanées échoueront, car le R.R. n'est ni structuré, ni discipliné. De plus,
certains veulent aller plus loin que le simple barbouillage, les manifestations et les
affrontements avec la police.
Ainsi, le 23 février 1963, un cocktail Molotov fut jeté dans le poste de radio anglophone CKGM.
L'attentat fut signé R.R.. C'est l'escalade. Le Réseau de résistance va se dissoudre, dépassé
par les événements, tandis que son aile radicale crée un nouveau mouvement : le
Front de Libération du Québec ...
Dernière modification : 2 juin 2004
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