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L'indépendance du Québec


Parti Républicain

Défait aux élections, Marcel Chaput reste fidèle à son idée et décide, en réponse à de fortes et nombreuses pressions, au sein et en dehors du R.I.N., de fonder son propre parti, le Parti républicain du Québec. En décembre, il passe quelques jours à Trois-Rivières, pour discuter avec le RIN-Mauricie, qui compte à ce moment-là pour près de la moitié de toutes les forces du R.I.N. au Québec. Il peut compter sur eux, s'engageant à le suivre.

Dès l’ouverture des bureaux du Parti, il y a un grave problème de financement, malgré les cotisations qui entrent quotidiennement et l'aide qu'ils reçoivent des quelques hommes d'affaires Canadiens français qui osent s'afficher indépendantistes. Le financement de la cause prend tout leur temps et canalise toutes leurs énergies au point que l'indépendance du Québec passe souvent au second plan. Étant en pleine crise financière, l'apparition du FLQ ne les aide pas, les indépendantistes étant perçus comme des felquistes. Les sources de financement se tarissent ainsi rapidement.

Conscient du problème, Marcel Chaput opte pour une stratégie qu'il décide de mettre en action, envers et contre tous. En effet, il décide de faire une grève de la faim, sachant très bien qu'il ne sera jamais vraiment cautionné, même par ses plus fidèles compagnons. Marcel Chaput, étant un non violent, ceci est une façon de forcer les Canadiens français à réfléchir et à s'engager concrètement dans le financement de la cause de l'indépendance. Ainsi, la grève de Marcel Chaput est loin de faire l'unanimité. Tout le monde se sent bousculé mais personne ne veut laisser le laisser mourir. Malgré les tiraillements, les collectes s'organisent un peu partout au Québec et l'argent rentre.

Cette grève permet de découvrir qu'il ne faut rien attendre de l'élite nationaliste qui n'ose pas s'afficher publiquement aux côtés de Marcel. Même les médecins, approchés pour le surveiller, insistent pour demeurer dans l'anonymat. Malgré les difficultés, l'objectif est atteint. Quelques mois plus tard, la caisse est de nouveau à sec et Marcel Chaput se lance dans une deuxième grève de la faim. Cette dernière tentative de financement pacifique scelle le sort du Parti républicain du Québec. C'est la débandade. Le Parti républicain meurt.

En mourant, le Parti républicain donne naissance au Front républicain pour l'indépendance (FRI), un nouveau mouvement fondé pour que les membres puissent reprendre le combat sous une autre étiquette et ainsi éviter l'éparpillement des troupes. Certains historiens d'aujourd'hui prétendent que le FRI était une sorte de mouvement socialiste populiste qui avait des affinités avec le péronisme d'Argentine, ou qu'il était un curieux amalgame d'éléments de gauche liés à Parti Pris et à l'ex-Action socialiste pour l'indépendance (A.S.I.Q.) de Raoul Roy, et de nationalistes de droite issus du Parti républicain de Chaput, voir de l'ex-Alliance laurentienne de Raymond Barbeau. Mais, il semble que c'était plus ou moins le cas.



Bibliographie


CHAPUT, Marcel, Pourquoi je suis séparatiste, Ottawa, Éditions du Jour, 1961, 156 pages.

Dernière modification : 2 juin 2004

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