Le 31 octobre 1962, fut fondé secrètement le Comité de libération nationale, par quatre
jeunes militants du R.I.N., à Montréal, prônant la violence politique
pour arriver à l'indépendance du Québec. Mais, il n'était pas question de passer à l'action
directe, ou armée, avant une ou deux années. Pour eux, il fallait d'abord bâtir une
infrastructure solide, pour préparer une intervention à moyen et à long terme. La
stratégie de base de ce mouvement était de combiner l'action clandestine avec l'action
ouverte, légale. Le comité commença donc à former des cellules au sein du R.I.N. et de
l'A.S.I.Q.. La première activité clandestine fut la mise sur pied
d'une « école de formation ». De plus, l'emblème du Comité de libération nationale
était une fleur de lys rouge sur un croquis du Québec en noir, les deux couleurs de la
révolution.
Ce comité recrutera une vingtaine de militants, se réunissant
dans des logements loués au centre-ville ou encore au carré Viger ou St-Louis,
mais certains d'entre eux, impatients de passer à l'action directe se retrouveront
dans le Réseau de résistance, puis le
FLQ. Ces militants utilisaient tous des
pseudonymes pour communiquer.
Certains considèrent que le Comité de libération nationale est l'ancêtre du FLQ.
Voici une courte biographie des quatre membres fondateurs de ce groupe :
Jacques Désormaux, 25 ans
Il est l'un des membres fondateurs du RIN et était alors
le président du RIN à Montréal. Il militera ensuite 10 ans dans le FLQ.
Jacques Lucques, 26 ans
Alias Jacques Latour, il est un franco-chilien. Il était
l'un des responsables des relations internationales du RIN.
Robert Aubin, 24 ans
Il était alors étudiant en histoire et membre de la section universitaire du
RIN. Il fut provisoirement suspendu du RIN en 1962 pour ses idées marxistes.
Philippe Bernard, 21 ans
Il était alors étudiant en sciences politiques.
Dernière modification : 2 juin 2004
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