Il est né un jour de printemps
Il était le septième enfant
D'une famille d'ouvriers
N'ayant pas peur de travailler
Comme un million de gens
Ils ont grandis dans un quartier
Où il fallait pour subsister
Serrer les dents et les poings fermés
Autour de lui y'avait plus petits et plus grands
Des hommes semblables en dedans
En mangeant un morceau de pain
Il avait vu que le voisin
Avait quelque chose sur le sien
Qu'il aurait bien aimé goûter
Comme un million de gens
Il a cessé d'étudier
Car il fallait pour mieux manger
Serrer les dents et travailler
Autour de lui y'avait plus petits et plus grands
Des hommes semblables en dedans
Puis un jour il a rencontré
Une femme qu'il a marié
Sens pour cela se demander
Si du moins il pouvait l'aimer
Comme un million de gens
Ils ont vieilli dans leur quartier
Et leurs enfants pour subsister
Serrent les dents les poings fermés
Mais autour d'eux y'aura plus petits et plus grands
Des hommes semblables en dedans
Comme un million de gens
Qui pourrait se rassembler
Pour être beaucoup moins exploités
Et beaucoup plus communiquer
Se distinguer, se raisonner, s'émanciper
Se libérer, s'administrer
Se décaver, s'équilibrer, s'évaporer
S'évoluer, se posséder
Mais autour d'eux y'avait plus petits et plus grands
Des hommes semblables en dedans
Paroles : Claude Dubois
Tous droits réservés © 1969/1980/1981/1992/1995/1999 Claude Dubois
(33 tours/Tel quel !/Profil Volume 1/Théâtre des Variétés/Ma préférence/L'intégrale Dubois 1959-1970)
Dernière modification : 12 décembre 2010
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