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L'infiltration Larivire
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De Gaulle
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MessagePost le: 27 Jan 2005 22:18    Sujet du message: L'infiltration Larivire Rpondre en citant

23 janvier 1971, Jacques Parizeau. prsident de l'excutif du PQ, convoque un "Conseil National" et demande l'expulsion
du Parti-Qubcois d'un membre nomm " Claude Larivire".

Claude Larivire tait un agent d'infiltration du gouvernement fdral.

Avant et durant la crise d'octobre...

Il est stagire la CSN,
Conseill au programme du PQ dans Montral-Centre,
Agent de liaison entre les deux cellules Cross et Laporte,
un proche des soeurs Quesnel, les aidant dans leurs dplacements,
et il cache les frres Rose et Franis Simard un endroit sur la rive-Sud.

Il va tre condamn pour cela mais mme durant sa dtension, il aura des privilges... comme le fait de pouvoir aller ses cours.

Que pouvez-vous me dire sur cette personne?

_________________
Marx se trompe lorsqu'il dit que les hommes font l'histoire, c'est plus srement l'histoire qui fait les hommes. Ils la subissent." Fernand Braudel.
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Le Sparatiste
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MessagePost le: 28 Jan 2005 1:18    Sujet du message: Rpondre en citant

Trouv Ici mme...

Citation:
Sentences d'emprisonnements felquistes :
Claude Larivire : 2 ans de prison. Libr aprs un an.


http://www.independance-quebec.com/flq/octobre/proces.html

http://www.independance-quebec.com/flq/octobre/fuite_denouement.html
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De Gaulle
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MessagePost le: 28 Jan 2005 7:11    Sujet du message: Rpondre en citant

Merci le Separatiste!

J'avais deja lu ceci, quand on fait une recherche sur google, on tombe juste sur ces textes... le reste c'est sans valeur.

On a beaucoup ecrit sur Morin,on dit rien sur Lariviere!

Pourquoi ?

Si il etait une taupe federale et qu'il avait des contacts avec les cellules Cross et Laporte... il me semble que c'est un sujet a creuser!
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J-F Gauvin
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MessagePost le: 28 Jan 2005 12:12    Sujet du message: Rpondre en citant

Les cellules Cross et Laporte ? Chnier et Libration plutt ?

J'avais jamais lu de quoi propos de a avant ... Tu as lu a o ?

Merci
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De Gaulle
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MessagePost le: 28 Jan 2005 13:18    Sujet du message: Rpondre en citant

C'est sur le CD " Point de mire sur Rene Levesque" fait par Radio-Canada.

http://www.cbcshop.ca/CBC/shopping/product.aspx?Product_ID=FRSRC00077&Variant_ID=11-982&lang=fr-CA

C'est un coffret de 11 CD.

C'est Parizeau qui utilise le terme "cellules Cross et Laporte" sur le CD #3!

Personne ne parle de Lariviere aujourd'hui.

Pourtant un homme qui travaille pour le gouvernement federal et qui est copain copain avec le FLQ, ca donne a reflechir!

_________________
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LaTtePapineau
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MessagePost le: 28 Jan 2005 14:43    Sujet du message: Rpondre en citant

Un jour on va se rendre compte que le 3/4 des felquistes taient des agents de la GRC....
_________________
Ils ne paraissent grands que parce que nous sommes genoux...
"le temps des bouffons"
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De Gaulle
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MessagePost le: 28 Jan 2005 15:28    Sujet du message: Rpondre en citant

Peut-etre pas les 3/4... reste que c'est Parizeau qui parle de cette infiltration.

Cette crise a vise principalement des membres actifs et pacifiques du PQ.
Le parti a perdu le 3/4 de ses membres durant cette epoque.
On avait associe le parti legitime avec un mouvement radical.

Cette association existe encore aujourd'hui dans le Canada anglais.

La recolte d'informations et les manipulations psycologiques sont les instruments du vrai pouvoir pour guider les evenements dans un sens precis vers des buts strategiques.
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Germain R
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MessagePost le: 28 Jan 2005 20:50    Sujet du message: Rpondre en citant

pour en finir avec...

Octobre 70

a fait dj 30 ans qu'on nous rabche les oreilles et les yeux avec des articles et des films portant sur cette tranche de l'Histoire du Qubec qu'est : La Crise d'octobre 1970. Bien que je ne puisse rien faire pour empcher quiconque de continuer fantasmer sur le sujet, je peux, pour ma part, mettre un point final cet pisode.

Prcisons, ds l'abord, que rien dans ce texte ne devra tre interprt comme voulant jeter un discrdit sur les motifs qui animaient les membres du FLQ. Questionner la pertinence du recours la violence pour soutenir des revendications, n'enlve rien la justesse desdites revendications. C'tait, et cela demeure, utopique, que de penser changer l'ordre des choses, en supprimant quelques pantins politiques.

Reportons-nous trente ans en arrire et faisons fi du romantisme qui entoure le droulement de la Crise. Nous savions, ds cet poque, que les cellules felquistes taient toutes infiltres par la police fdrale. Un peu surprise de la soudainet des enlvements de Cross et de Laporte la GRC savait, nanmoins, o trouver les membres du FLQ de mme que l'endroit o ils dtenaient leurs otages. Ceci va tre confirm trs bientt, par les confessions d'un ex-agent de la GRC qui affirme: "qu'on a laiss sciemment pourrir la situation car on voulait avoir le temps de "ficher" tout le Qubec".

J'ai su, quelques six mois aprs les vnements, et ce, de la bouche mme de Jacques Rose, un des membres de la cellule Chnier responsable de l'enlvement et de la squestration de Pierre Laporte, que ce dernier s'tait gravement bless, suite une tentative d'vasion, mais qu'il n'tait pas mort lorsqu'ils l'ont dpos dans le coffre arrire de la voiture et qu'ils ont stationn celle-ci l'aroport de Saint-Hubert. La police, qui avait intercept un premier communiqu de la cellule le matin, savait qu'il y avait de forte chance de retrouver Laporte vivant, si elle intervenait prestement. Ils n'ont rien fait. Ce n'est qu' la suite de la publication, par la station de radio CKAC, d'un second communiqu sign cette fois par "la cellule d'extermination Dieppe", qui n'tait autre que la cellule Chnier, que la dcouverte du corps de Laporte a t publicise. On a alors empch les photographes de s'approcher de trop prs car on se serait aperu facilement que Laporte tait mort au bout de son sang.

On c'est longtemps questionn sur ce changement de nom de la cellule Chnier. mon humble avis, cela dmontre que les membres de cette cellule venaient de se rendre compte qu'ils avaient t les jouets de plus puissant qu'eux et, qu'en laissant mourir leur otage, on lgitimait le recours la Loi de mesures de guerre et l'occupation du territoire qubcois par l'arme. Parlons-en de l'arme sense venir protger la population. O taient les soldats? Dans l'ouest de la ville de Montral, chez les anglais, autour des monuments levs la mmoire des conqurants britanniques et prs des demeures des dcideurs conomiques et de leurs marionnettes que sont les dputs fdraux et provinciaux. Du ct francophone, monsieur et madame tout l'monde devaient faire des recherches pour trouver le moindre soldat. Qu'tait-on venu protger?

En fait, l'arme venait maintenir l'ordre pendant que les policiers municipaux, provinciaux et fdraux, ratissaient le Qubec. 36 000 perquisitions sans mandat, (on est mme venu chez moi pour voir si je ne maintenais pas Richard Cross en captivit) plus de 500 arrestations et dtentions arbitraires, un vritable "free for all". Pendant ce temps, Pierre Elliott Trudeau faisait pleurer les qubcoises et qubcois en laissant entendre que c'tait son corps dfendant qu'il avait proclam la Loi des mesures de guerre. Nous savons maintenant que cela faisait partie de son plan pour montrer au Canada Anglais qu'il tait capable de mter les sparatissss. Ils on du dchanter lorsque que Parti Qubcois a pris le pouvoir au Qubec 6 ans plus tard.

Quoiqu'il en soi, cette priode exaltante pour les uns et terrifiante pour les autres n'aura pas donn les rsultats escompts. Pour vous en convaincre, vous n'avez qu' relire le Manifeste du FLQ. Vous verrez que les revendications sociales des felquistes sont encore d'actualit. Tout ce qu'il y a de chang, ce sont les noms des exploiteurs qui sont maintenant de consonance franaise.

http://www3.sympatico.ca/ff.prince/octobre.html

Et aussi lire a, ce qui prouve hors de tout doute que le FLQ a t un outil utiliser par le fdral pour tenter d'anantir le mouvement indpendantiste de l'poque. En esprant que ce phnomne ne se reproduise plus...
_________________
http://www.tri-quebec.com/
http://terre-amerique.mybesthost.com/index.html
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Germain R
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MessagePost le: 28 Jan 2005 21:24    Sujet du message: Rpondre en citant

Prochaine section 11029

CHAMBRE DES COMMUNES
Le lundi 27 mars 1995

La sance est ouverte 11 heures.

_______________
Prire
_______________
INITIATIVES PARLEMENTAIRES
[Franais]

LA LOI SUR LES MESURES DE GUERRE
M. Maurice Bernier (Mgantic-Compton-Stanstead, BQ) propose:

Que, de l'avis de la Chambre, le gouvernement devrait procder imm-diatement des excuses publiques et officielles, avec compensations financires, envers les centaines de citoyens du Qubec victimes d'arrestations arbitraires et de dtentions injustifies durant l'application de la Loi sur les mesures de guerre au dbut des annes 1970.

-Monsieur le Prsident, c'est avec une certaine motion, pour ne pas dire une motion certaine, que je prends la parole en cette Chambre aujourd'hui pour rappeler des vnements tragiques dans la mmoire des Qubcois et des Qubcoises, des vnements tragiques concernant des individus, des vnements tragiques galement concernant l'exercice de notre dmocratie au cours des annes 1970. Je ferai allusion galement, au cours de cette motion, des dmarches, des vnements qui subsistent encore de nos jours.

Vous venez, monsieur le Prsident, de faire lecture de la motion que j'ai dpose le 5 octobre 1994 en cette Chambre, motion qui, si on la rsume, vise essentiellement deux objectifs: d'une part, remettre les pendules l'heure concernant les vnements d'octobre et particulirement, l'imposition des mesures de guerre, faire tat des victimes de l'imposition de la Loi sur les mesures de guerre en 1970 et galement, faire en sorte de dissocier le mouvement souverainiste des malheureux vnements qui sont survenus et qui ont t initis par des individus membres du FLQ, et je rfre, naturellement, la mort de M. Pierre Laporte, en 1970.

Pourquoi soulve-t-on cette motion aujourd'hui en cette Chambre? D'abord, je rpte que cette motion a t dpose en octobre 1994, au moment o est sorti le film Octobre du ralisateur Pierre Falardeau relatant les jours qui ont prcd la mort de Pierre Laporte. Ce film a t subventionn en partie, si je ne m'abuse, par l'Office national du film et a suscit les hauts cris, les hola et l'indignation de certains collgues du Parti rformiste et du Parti libral en cette Chambre.

Que disaient-ils, que disaient-elles, ces collgues? Je rfre simplement aux propos de la dpute de Calgary-Est, du Parti rformiste qui, dans sa dnonciation du financement du film de Falardeau, faisait le lien entre les sparatistes, les felquistes et la cause de la souverainet du Qubec. Ils laissaient entendre-et ce fut le cas galement de plusieurs intervenants du Parti libral, et cela fait partie du discours de nos adversaires fdralistes-et voulaient faire un mlange ou mettre dans le mme pot, si vous me permettez l'expression, tous les individus, tous les regroupements qui font la promotion de la souverainet du Qubec, ceux qui le font d'une faon dmocratique, depuis plus de 25 ans, et je fais rfrence naturellement au Parti qubcois, mais avant le Parti qubcois, le RIN, le RN et galement au Bloc qubcois qui s'est ajout depuis les dernires annes.

Je veux d'abord signifier clairement que pour tous les souverainistes, tous les porte-parole officiels du mouvement souverainiste dmocratique, il n'a jamais t question d'appuyer, de quelque faon que ce soit, les actes criminels poss par certains individus membres du FLQ. Au contraire, en 1970, dans les jours qui ont suivi l'assassinat de Pierre Laporte et de l'imposition des mesures de guerre, plusieurs reprsentants de tous les milieux qubcois ont dnonc cette faon de faire, en particulier, l'poque, le prsident du Parti qubcois, M. Ren Lvesque. Il est important de faire cette distinction puisque les individus qui ont perptr ces crimes en ont assum les consquences, ont t jugs, condamns et ont pay leur d la socit.

Ce que je veux dmontrer d'abord, ce quoi je veux faire rfrence, c'est l'impact qu'ont eu ces vnements, en particulier l'imposition des mesures de guerre sur la vie de plusieurs de nos concitoyens, et je dirais sur notre vie dmocratique en gnral.

En 1970, j'tais membre du Parti qubcois, et je le suis toujours, je militais dans le comt de Frontenac, qui est un comt rural dont la ville principale tait Lac-Mgantic l'poque. Je militais pour le Parti qubcois. On venait de vivre notre premire lection, le 29 avril 1970. Il faut savoir qu'il n'tait pas facile, l'poque, d'tre membre du Parti qubcois dans un milieu comme le mien, un milieu que je respecte et un milieu qui, l'poque, dnonait vertement tout ce qui finissait en iste: communiste, sparatiste, socialiste, pquiste. Ce n'tait pas facile de militer pour la cause de la souverainet et de le faire d'une faon dmocratique dans un contexte comme celui-l.

J'ai t touch au plus profond de moi-mme, j'ai t renvers, indign, apeur lorsque M. Pierre Laporte a t assassin.

(1110)

Je croyais, au plus profond de moi, que la cause que je dfendais ne mritait pas qu'il y ait mort d'homme dans l'atteinte de notre

11030

objectif. J'tais convaincu qu'on devait le faire, comme des centaines de milliers de mes concitoyens et concitoyennes, d'une faon dmocratique. J'en suis profondment convaincu encore aujourd'hui. C'est pourquoi, nous, les souverainistes, n'acceptons pas que quiconque mette en doute notre dsir d'agir dmo-cratiquement.

Dans un deuxime temps, je veux souligner que j'ai t encore davantage renvers, mme coeur quand, quelques annes aprs les vnements de 1970, l'imposition de la Loi sur les mesures de guerre, j'ai pris conscience, comme l'ensemble de la population du Qubec, que le gouvernement fdral de l'poque, dont le premier ministre actuel tait membre, s'tait servi des gestes inadmissibles poss par certains individus pour faire ce qu'il est convenu d'appeler un frame-up politique, afin de dstabiliser le mouvement souverainiste.

J'entends mon collgue du Parti rformiste grogner. Je lui demanderais d'avoir un peu de respect et de patience. Il aura l'occasion d'intervenir aprs moi. Je transmets le sentiment prouv par des centaines de milliers de Qubcois et de Qubcoises l'poque. Ils ont t flous, ils se sont sentis trahis par le gouvernement fdral lorsqu'ils ont compris que tout cela n'tait qu'une machination politique. En 1969, longtemps avant les vnements d'octobre, des discussions concernant ces groupements d'individus qui agissaient illgalement au Qubec avaient lieu au plus haut niveau de l'appareil gouvernemental, c'est--dire au Conseil des ministres. On connaissait leur existence, et on savait srement qui composait ces groupes, mais on se gardait bien d'intervenir. On attendait que le timing soit plus favorable pour pouvoir imposer la Loi sur les mesures de guerre, profitant d'un contexte qui lui tait favorable.

Ceci a eu pour rsultat que des centaines de personnes ont t arrtes illgalement, dtenues illgalement, sans qu'aucune accusation ne soit porte contre elles. J'aimerais vous citer quelques chiffres et je demande tous mes collgues d'tre attentifs. Ce ne sont pas deux ou trois individus qui ont t touchs, il s'agit de plus de 500 arrestations. Cinq cents personnes ont t arrtes, dtenues, quelques jours, quelques semaines, sans qu'aucune accusation ne soit porte contre elles, ni lors des vnements d'octobre, ni par la suite.

On parle de 4 600 perquisitions avec saisie, 4 600 dans presque toutes les villes, les villages du Qubec. La police, pour toutes sortes de raisons, pntrait dans les foyers, perquisitionnant et apeurant les gens, d'humbles concitoyens et concitoyennes. Il y a eu 31 700 fouilles. Ces chiffres montrent l'importance des consquences de l'imposition de la Loi sur les mesures de guerre. Cette loi a t applique deux reprises au Canada. La premire fois en 1918 au Qubec, et la seconde, en 1970, lors des vnements d'octobre.

(1115)

J'aimerais simplement revenir sur un autre point qui consiste faire la dmonstration que de tels gestes se poursuivent encore aujourd'hui. Nos amis du Parti rformiste devraient porter une attention particulire ce que je vais dire. Qu'on se souvienne, il y a quelques mois peine, de l'affaire Grant Bristow, ce militant du Heritage Front qui a t reconnu comme tant un agitateur qui s'est infiltr au sein du Parti rformiste et qui a t autour du chef de ce parti. On devrait prendre conscience que de tels gestes se passent encore aujourd'hui. Et, la veille du dbat rfrendaire, je demande au gouvernement fdral, nos amis libraux, nos amis rformistes de respecter la volont des Qubcois et des Qubcoises. Je demande au gouvernement fdral d'assurer les concitoyens et concitoyennes du Qubec que toutes les mesures seront prises pour que ce dbat se droule d'une faon dmocratique et que l'on n'utilisera pas les services secrets ou le SCRS pour manipuler l'opinion publique qubcoise.

Des voix: Bravo.

M. Bernier: J'aimerais pendant les quelques minutes qu'il me reste faire tat du fait que ces activits se sont poursuivies aprs que la Loi sur les meures de guerre ait t abroge, des activits, je le rpte, du Service canadien du renseignement de scurit, qui sont connues, qui ont t mises jour par nombre d'enqutes. Que l'on se rfre Commission Keable au Qubec, qui a dmontr une srie de gestes poss illgalement par toute sorte d'individus relis au service secret canadien. La Commission Macdonald a fait galement tat de nombre d'activits illgales de la part d'agents de la GRC.

Je voudrais galement dmontrer les consquences de ces activits dans la vie des citoyens. Je cite simplement le cas d'un individu, un avocat respectable de Montral, qui a pour nomM. Pierre Cloutier qui, lui-mme, a fait l'objet d'enqutes son insu de la part de la GRC. Pendant 11 ans, M. Cloutier a t sous surveillance de la GRC. Que fait M. Cloutier dans la vie? Ce monsieur pratique son mtier d'avocat honorablement, n'a jamais t accus de quoi que ce soit, et pratique galement l'arbitrage dans le domaine des relations de travail au Qubec, encore aujourd'hui et depuis une dizaine d'annes. C'est donc dire qu'il est, je dirais de jour en jour, le choix de patrons et de syndicats qui se rfrent lui pour rgler leurs litiges. Donc, c'est quelqu'un qui a une crdibilit qu'on ne peut mettre en doute. M. Cloutier, parce qu'il a t reli de quelque faon que ce soit avec des individus qui ont tourn autour du FLQ ou encore milite encore au sein de mouvements souverainistes, s'est vu suivi son insu, je le rpte, par la GRC pendant 11 ans, soit de 1970 jusqu'au 1981.

Une voix: C'est honteux.

M. Bernier: Quand il a demand voir son dossier, de quoi a-t-il pris connaissance? D'un dossier qui d'abord, en terme de volume, compte 1 500 pages.

(1120)

Imaginez, 1 500 pages sur un seul individu qui n'a jamais eu aucun dml avec la justice, dont 1 000 pages sont censures. C'est cela, le travail de nos institutions qui surveillent des souverainistes qui veulent agir d'une faon tout fait dmocratique. Tous se souviendront, bien sr, d'un individu qui, en 1970, a t arrt, ainsi que son pouse. Il s'agit de M. Grald Godin et de Mme Pauline Julien. Tout le monde connat les activits illgales et criminelles de M. Godin: il a t ministre du gouvernement du Qubec pendant au moins une dizaine d'annes, dput l'Assemble nationale.

Srement que cet individu, aux allures louches, tait sous haute surveillance auprs de nos institutions fdrales. M. Godin a t emprisonn en 1970 de faon illgale, dtenu sans qu'aucune accusation ne soit porte contre lui. Qu'a-t-il retenu de cette poque? Je voudrais faire part cette Chambre d'un pome queM. Godin a crit, suite aux vnements d'octobre 1970. Le pome s'intitule October. Vous excuserez mon anglais, mais je dois respecter la langue dans laquelle l'auteur l'a crit. M. Godin disait, propos des vnements d'octobre 1970, de son arrestation:

11031

[Anglais]

They followed me, they taped me
They spied on me, they tripped me
They broke in on me, they fell down on me
They hooked me, they trapped me

They arrested me without a warrant
without a reason, without a word, without a look
and they frisked my brain

They jailed me, they banned me, they exiled me
They laughed at me, they tried to destroy me

And there was a big silence around here then
There was a sort of continental silence
All my friends had left town

None of the usual talkers could find his words or his breath
None of the usual writers could find his pen or his ink

But still I am here tonight
and I'm gonna be here for a long long time
decades and decades after they'll have disappeared from here

I'll be hanging around
looking for justice, looking for peace
looking after my brothers and sisters

[Franais]

Voil ce que M. Godin disait, suite aux vnements de 1970, ce qui devrait faire rflchir l'ensemble de cette Chambre. Je rpte que c'est pourquoi cette motion est dpose, pour demander que le gouvernement fdral s'excuse auprs des victimes qui ont t arrtes illgalement et, de plus qu'il les compense financirement.

M. Raymond Bonin (Nickel Belt, Lib.): Monsieur le Pr-sident, on a propos que la Chambre des communes prsente des excuses officielles aux personnes qui ont t incarcres en application de la Loi sur les mesures de guerre, au dbut des annnes 1970, et qu'elles soient ddommages. L'article 2 de la Loi sur les mesures de guerre autorise le gouverneur en conseil prendre une proclamation selon laquelle, notamment, l'tat d'insurrection rel ou apprhend existe, et cette dclaration est une preuve concluante qu'un tat d'insurrection apprhend a exist.

compter de la proclamation, le gouverneur en conseil avait le pouvoir de prendre des dcrets et rglements, en vue de ragir la situation. Comme plusieurs dputs s'en souviennent, des dispositions de la Loi sur les mesures de guerre ont t invoques en octobre 1970, en rponse aux inquitudes srieuses exprimes alors par le premier ministre du Qubec, M. Robert Bourassa, et les autorits de la ville de Montral, dclarant qu'un tat d'insur-rection apprhend existait sur le territoire de la province.

Dans une lettre adresse au premier ministre du Canada, le premier ministre du Qubec a utilis des termes clairs et directs en vue de caractriser la situation dangereuse laquelle le gouve-rnement provincial tait confront. son dire: Le gouvernement du Qubec est convaincu de la ncessit de tels pouvoirs pour faire face la crise actuelle. Non seulement deux hommes innocents sont menacs d'assassinat, mais encore nous faisons face une tentative de destruction de l'ordre social par une minorit ayant recours la commission d'actes criminels.

(1125)

Selon les propos d'un commentateur des vnements de l'automne 1970, Denis Smith: Robert Bourassa a parl, lors d'une entrevue tlvise sur le rseau CBC, d'un programme rvolu-tionnaire en cinq phases: dmonstrations, explosions, enlvements, assassinats choisis et gurilla urbaine. Trois phases de cette prophtie semblent avoir t ralises, et M. Bourassa tait suffisamment convaincu le 16 octobre que le programme tait systmatiquement mis en oeuvre pour croire qu'une raction exceptionnelle tait ncessaire. La nature et la fiabilit de la preuve entre les mains de M. Bourassa peuvent tre mises en doute, mais il ne fait aucun doute qu' cette tape, M. Bourassa les tenait pour concluants.

M. Bourassa et les autorits montralaises ont tenu la preuve pour concluante et le gouvernement fdral s'est fi leurs conclusions pour proclamer l'existence d'un tat d'insurrection apprhende, conformment l'article 2 de la Loi sur les mesures de guerre. Se fondant sur cette proclamation, le gouvernement a adopt le Rglement de 1970 concernant l'ordre public.

Le 16 octobre 1970, au cours du dbat qui a suivi le dpt du rglement devant la Chambre, le ministre de la Justice d'alors, le trs honorable John Turner, a rassur ses collgues comme suit : La Loi sur les mesures de guerre prvoit la procdure par voie de proclamation. Cette faon de faire est indiscutablement constitutionnelle. Je ferais remarquer plus particulirement que les rglements ont t publis en vertu des pouvoirs confrs par le Parlement au gouverneur en conseil, de sorte que l'origine de cette promulgation est le Parlement lui-mme.

La constitutionnalit de la procdure et de la loi elle-mme, la Loi sur les mesures de guerre, a galement t reconnue par la suite par les tribunaux. Dans l'affaire Gagnon et Vallires c. Sa Majest la Reine, la Cour d'appel du Qubec a reconnu, comme on l'a fait dans toutes les autres dcisions rendues jusque-l, qu'en vertu de la Loi sur les mesures de guerre et la Constitution telle qu'elle existait alors, aucun contrle judiciaire n'tait possible en ce qui a trait la preuve l'appui de la dcision prise par le gouverneur en conseil de dclarer qu'un tat d'insurrection tait apprhend. Cette dcision relevait exclusivement du gouverneur en conseil.

La Cour d'appel du Qubec a galement reconnu implicitement l'abondante jurisprudence confirmant la constitutionnalit de la Loi sur les mesures de guerre. Les tribunaux ont toujours statu que la loi est un exercice valide de la comptence du Parlement d'adopter des lois pour la paix, l'ordre et le bon gouvernement du Canada.

Le gouvernement d'alors a rendu un jugement de valeur, un jugement qu'il tait lgalement et constitutionnellement habilit rendre sur la base des renseignements disponibles ce moment-l.

Il est galement important de signaler que le gouvernement fdral s'est ml de la crise du Qubec la demande expresse du gouvernement provincial. Aprs la crise, le Protecteur du citoyen du Qubec a fait une enqute sur les plaintes de traitement injustifi qui ont t portes par plusieurs personnes impliques dans cette affaire. Certains plaignants ont t ddom-

11032

mags. Les plaintes provenant d'autres personnes ont t rejetes. Dans son rapport annuel de 1971, le Protecteur du citoyen a fait la remarque suivante au sujet de ses enqutes: J'ai cru devoir procder l'analyse de chacune des plaintes qui m'avaient t soumises. Je me suis inform des faits et ai tent de les reconstituer autant qu'il m'tait possible de le faire; j'ai cherch comprendre les situations particulires de chacun et ai pu consulter les dossiers qui me semblaient utiles.

La question a t rgle au niveau provincial et il n'appartient pas ce gouvernement et au Parlement de rexaminer ce dossier.

Prs de 25 ans se sont couls depuis les vnements d'octobre 1970. Durant cette priode, le climat lgislatif et politique du Canada a beaucoup chang. Nous avons assist l'mergence d'une forte tendance la protection des droits individuels. Cette tendance s'est manifeste plus spcifiquement avec la constitutionnalisation de la Charte canadienne des droits et liberts. L'attitude volutive de la socit canadienne se reflte galement dans l'interprtation large que les tribunaux ont donn la Charte.

(1130)

Non seulement les piliers constitutionnels de la socit canadienne ont volu depuis 1970, mais la lgislation elle-mme a chang. Le gouvernement et le Parlement du Canada ont remplac la Loi sur les mesures de guerre par la Loi sur les mesures d'urgence, une loi visant modifier le niveau des pouvoirs susceptibles d'tre exercs en fonction de la nature de la situation d'urgence rsoudre. La large porte des pouvoirs confrs au gouvernement en 1970 n'est pas aussi facilement accessible aujourd'hui. Il s'agit galement d'un reflet de l'volution des attitudes sociales.

Envisage dans le cadre lgislatif, judiciaire et philosophique d'aujourd'hui, la rponse aux vnements de 1970 peut tre remise en question par certains. Toutefois, le fait demeure qu' cette poque, en vertu du rgime constitutionnel et lgislatif en vigueur, et compte tenu de toutes les circonstances, le gouvernement a fait ce qu'il jugeait ncessaire et ce qu'il tait lgalement en droit de faire.

M. Turner a dclar ceci durant le dbat en Chambre, le 4 novembre 1970, au sujet de la loi visant remplacer le rglement, et je cite: Et dire, comme certains membres de l'opposition, qu'il ne pouvait s'agir d'insurrection apprhende puisqu'il n'y a pas eu d'insurrection, c'est raisonner faux.

Cette dclaration est encore plus rvlatrice 25 ans plus tard qu' l'poque. En 1970, le gouvernement du Qubec apprhendait une insurrection. Le gouvernement fdral a agi, et cette action reposait sur l'apprhension. Les mesures prises ont t confirmes par les tribunaux et juges conformes aux pouvoirs que la loi confrait au gouvernement cette poque.

Nous pouvons et nous devons apprendre du pass. La question qui se pose est de savoir s'il convient d'examiner le pass ou d'investir dans l'avenir. Nous croyons que notre meilleur choix se rsume utiliser les ressources limites du gouvernement en vue de forger un avenir encore plus prometteur pour les gnrations futures.

Les rsidants du Qubec qui ont t injustement ou arbitrairement viss par les mesures ont t ddommags par la province de Qubec. mon avis, il ne servirait rien de remettre sur le tapis encore une fois cette priode difficile de l'histoire du Canada.

[Traduction]

M. Bob Ringma (Nanamo-Cowichan, Rf.): Monsieur le Prsident, je voudrais lire la motion pour que tout le monde sache de quoi il s'agit. La motion no 332 dit ceci:

Que, de l'avis de la Chambre, le gouvernement devrait procder immdiatement des excuses publiques et officielles, avec compensations financires, envers les centaines de citoyens du Qubec victimes d'arrestations arbitraires et de dtentions injustifies durant l'application de la Loi sur les mesures de guerre au dbut des annes 70.

tait-il justifi d'invoquer la Loi sur les mesures de guerre? C'est trs discutable.

Il serait peut-tre utile la Chambre que je rappelle brivement les faits. la fin de 1969, quelques bombes ont saut Montral, la Chambre de Commerce et au Club Canadien. En fvrier 1970, Charles Gagnon, chef du FLQ, a t libr sous caution. En mai 1970, Pierre Vallires a t libr sous caution. En juin 1970, le ministre de la Justice du Qubec, Jrme Choquette, annonait une rcompense de 50 000 $ qui donnerait des renseignements sur les activits du FLQ qui permettraient d'arrter de ses membres influents. La rcompense a permis aux diffrentes forces policires-la Sret du Qubec, la police de Montral et la GRC, d'obtenir des indices qui ont men des arrestations.

(1135)

Il est utile de savoir que toutes ces forces policires s'occupaient de l'affaire. On a ainsi procd une srie d'arrestations et appris les intentions du FLQ de kidnapper les consuls isralien et amricain, en signe de protestation contre l'imprialisme amricain et de solidarit avec le mouvement de libration de la Palestine.

Le 5 octobre 1970, James Cross, premier dlgu commercial de Grande-Bretagne, a t enlev par le FLQ. Le 10 octobre, c'tait Pierre Laporte, ministre du Travail au sein du Cabinet Bourassa, qui tait enlev. Le 15 octobre, le Cabinet fdral a convenu d'invoquer la Loi sur les mesures de guerre si la situation se dtriorait. Le 16 octobre, la dcision tait prise. Le gouvernement fdral proclamait et appliquait la Loi sur les mesures de guerre. Le 18 octobre, deux jours aprs la mise en oeuvre de la Loi sur les mesures de guerre, on dcouvrait le corps de Pierre Laporte. Le lendemain, le 19 octobre, la Chambre dcidait par un vote d'appuyer la dcision du gouvernement.

Le 2 novembre, le projet de loi concernant l'ordre public (mesures provisoires) tait prsent afin de remplacer la Loi sur les mesures de guerre. Ce projet de loi se limitait juste titre au FLQ. Le 1er dcembre, la Chambre adoptait ce projet de loi par 174 voix contre 31.

11033

Dans l'intervalle, en novembre, les membres de la bande des cinq, Lemieux, Vallires, Gagnon, Chartrand et Larue-Langlois taient accuss de conspiration sditieuse et d'tre membres du FLQ. Le 3 dcembre, M. Cross tait libr et, enfin, en juin l'arme se retirait.

Je voudrais repasser cette srie d'vnements comme je me les rappelle. En 1964, j'tais officier d'tat-major au quartier gnral du secteur de l'est du Qubec au moment o la Reine devait venir en visite. cette poque, le FLQ faisait beaucoup de bruit. En fait, il avait menac d'attenter la vie de la Reine. L'officier gnral qui commandait en ce temps l vint Qubec pour nous demander, moi entre autres, s'il fallait annuler la visite de la Reine. Mon conseil fut alors de n'en rien faire parce que nous ignorions dans quelle mesure le FLQ est prsent et qu'il ne fallait pas prendre de mesures trop excessives. Les risques semblaient minimes et il s'avra qu'ils l'taient. Je crois que le conseil que j'ai donn alors tait bon. Il voulait dire: ne ragissons pas de manire excessive.

En 1970, devenu commandant du Cinquime bataillon de services Valcartier, je devais passer par tous ces vnements qui mettaient en cause encore une fois le FLQ. J'tais pas mal occup car je devais dans un premier temps fournir des soldats pour aider l'infanterie. J'ai d tablir une base avance Montral et prendre part aux efforts en vue d'assurer alors la scurit de la base Valcartier.

La conclusion que j'ai tire de tous ces vnements est que l'invocation de la Loi sur les mesures de guerre n'tait pas justifie. D'autres peuvent en tirer la mme conclusion. S'ils se reportent au Queen's Quarterly, ils verront que le commissaire de la GRC, William Higgitt, mchait encore moins ses mots.

(1140)

Il a dit clairement qu'on ne lui avait jamais demand son avis sur l'efficacit de l'imposition de la loi, mais seulement sur les mcanismes de mise en oeuvre. Il a ajout que si la loi donnait certains avantages la police, elle avait aussi de nombreux inconvnients, le moindre n'tant pas de confrer des pouvoirs excessifs la police du Qubec, avec les risques d'abus que de tels pouvoirs comportent, sans possibilit de contrle.

La commission a rclam des preuves qu'on apprhendait une insurrection. M. Higgitt a rpondu qu'il n'y en avait pas. En fait, il est mme all plus loin en disant qu'il ne serait mme pas all jusqu' parler de rbellion ou de rbellion ouverte. J'avais davantage foi dans les personnes concernes.

De tout cela, je conclurais que le gouvernement libral de 1970 tait un peu comme le gouvernement libral d'aujourd'hui. Il avait vu ces choses venir, mais il n'avait rien fait, moins qu'il n'ait dlibrment invoqu la Loi sur les mesures de guerre des fins politiques.

Le gouvernement libral d'aujourd'hui se conduit de la mme manire. Regardez la grve de dockers. Regardez les grves dans les chemins de fer. Ou bien c'est trop peu, trop tard, ou bien c'est l'inverse, on en fait beaucoup trop. Comme un des critiques le disait l'poque, c'est comme casser une noix avec un marteau pilon.

Ma conclusion, au sujet de cette motion, serait que le problme tait celui des forces policires qubcoises tout autant que celui du fdral. Comme nous l'avons vu, les forces policires du Qubec, la SQ et la police de la ville de Montral ont particip aux oprations avec la GRC.

mon avis, le Bloc qubcois n'a pas tort de prsenter cette motion. Je ne peux pas l'appuyer, mais elle n'est pas injustifie, en ce sens qu'il l'utilise comme une mise en garde concernant ce qui peut se produire dans un tat dmocratique comme celui que nous avons. En mme temps, rien ne peut excuser les crimes qui ont t commis l'poque-non pas que le Bloc essaie de les excuser-mais il y a eu des crimes commis par le FLQ et rien ne peut les excuser.

Je suis d'avis que le gouvernement d'aujourd'hui n'est pas dans une position o il peut prsenter des excuses et il ne devrait certainement pas payer d'indemnits. Il y a certainement eu d'innocentes victimes dans tout cela, mais c'est impossible prouver aujourd'hui. Il ne servirait rien d'essayer de remettre tout cela en lumire pour trouver qui tait innocent et qui ne l'tait pas. Le blme est partag par tout le monde, mais je ne peux pas condamner le Bloc qubcois pour avoir prsent cette motion aujourd'hui. Prenons-la comme un avertissement de ce qui peut se produire dans une socit dmocratique.

[Franais]

M. Ghislain Lebel (Chambly, BQ): Monsieur le Prsident, je remercie le dput du Parti rformiste pour son sens du jugement et sa faon honnte de traiter de ce sujet. Pour ce qui est du dput de Nickel Belt, il s'est fait l'instrument, une fois encore, de ce que les fdralistes ont toujours voulu faire l'endroit du Qubec, soit prendre un Canadien franais et lui faire faire des jobs de bras contre d'autres Canadiens franais, et le dput de Nickel Belt s'est prt une fois de plus ce jeu-l.

Il me fait plaisir de prendre la parole sur cette motion prsente par mon collgue et ami, le dput de Mgantic-Compton-Stanstead. En 1970, j'avais 24 ans, j'tais alors mari, pre d'un jeune enfant, assez vieux pour apprcier ce qui se passait ce moment-l au Canada.

Des jeunes Qubcois affects probablement par les ingalits, les injustices, le manque de possibilits d'avancement dans les entreprises canadiennes, bref, j'oserais dire qu'une poigne de jeunes Qubcois s'taient rallis afin de combattre les injustices que subissait le peuple qubcois. Ils ont utilis des moyens toujours dsapprouvs et rprhensibles pour combattre cet tat de fait.

Le premier ministre de l'poque, M. Pierre Elliott Trudeau, qui en tait sa troisime anne de mandat, dcida, la suite de runions de son Cabinet, de remettre le Qubec sa place. Plusieurs ministres qubcois ont assist ces rencontres, tels l'actuel premier ministre, alors ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien; M. Jean-Luc Pepin, ministre de l'Industrie et du Commerce; M. Grard Pelletier, secrtaire d'tat, et Jean Marchand, ceux qu'on avait appels au Qubec les trois colombes, dont le coeur tait plus noir encore que les corbeaux que l'on rencontre sur la 417 en s'en venant Ottawa, et cela, pour n'en nommer que quelques-uns.

11034

(1145)

Ce petit groupe donc dcidait en cabinet de faire adopter la Loi sur les mesures de guerre, loi qui n'avait t applique qu'en temps de guerre seulement. La seule rfrence avec la Loi sur les mesures de guerre tait de nature traumatiser la population qubcoise qui tait, cette poque, majoritairement fdraliste et qui dsapprouvait unaninement les actions du Front de libration du Qubec.

Le seul autre temps o cette loi avait t applique fut lors des meutes de la conscription, Qubec, en 1918. Mais, ce qui est diffrent avec la crise d'octobre, c'est que le Canada, l'poque, tait en guerre. Il y avait trois canons au Canada ce moment-l, je vous le rappelle, dont deux taient braqus sur la foule Qubec et un autre qui tait parti faire la guerre en Europe. C'est cela, l'attention qu'on portait aux Qubcois ce moment-l. Et la grande arme canadienne, le 16 octobre 1970, amorait ce qui allait devenir sa spcialit, c'est--dire l'intervention auprs des populations civiles.

On a vu le parachvement de cette vocation-l Mogadiscio, en Somalie, l'anne passe. On a vu ce que cela a fait. Ils ont pris leur formation Montral et Qubec ce monde-l. Donc, c'est une vocation qui a eu son heure de gloire en Somalie. Il me semble de les voir dbarquer Montral-j'avais 24 ans l'poque, je m'en souviens-le casque, avec un filet, puis des branches de craquias piques l-dedans, la gourde, le fond de culotte qui leur tranait sur l'asphalte puis, ils labouraient les ctes des secrtaires et des travailleurs qui allaient prendre l'autobus avec leurs M-1 chargs bloc. Quelle grande image pour notre arme, notre belle grande arme! Lors de la guerre du Golf, a nous a cot 300 millions de dollars pour envoyer la mme arme surveiller les latrines et les camions-citernes, elle qui s'tait pratique sur la population civile au Qubec. On n'a pas de quoi tre fiers, je vous le dis. En tout cas, je ne le suis pas.

La Loi sur les mesures de guerre avait pour effet de confrer certains pouvoirs au gouverneur en conseil dans le cas de guerre, d'invasion ou d'insurrection. Elle prive les citoyens de leurs droits civils et dmocratiques. C'est le rgne de l'excutif et tout est alors permis. Le seul tat d'insurrection se passait dans la tte du premier ministre d'alors, Pierre Elliott Trudeau et des membres de son Cabinet, notamment le premier ministre qui y sige actuellement et qui y sigait dans le temps.

Depuis le dbut des annes 1960, le Qubec tait en bullition. Les instruments dmocratiques poussaient comme des champignons, la Caisse de placement et de dpt du Qubec, la nationalisation de l'lectricit et le Rgime d'assurance-maladie mettaient en pril l'existence mme de puissants intrts conomiques possds par l'establishment anglophone canadien et britannique. Il fallait mettre fin toute ide d'autonomie qubcoise, cette situation ayant trop longtemps perdur.

Le premier ministre d'alors attaque le nationalisme qubcois comme autrefois les soldats de quelque Csar cherchaient d'abord faire sauter le battant principal de la ville assige, car si le blier brisait cette porte, la ville tombait assurment. En y regardant de prs, ce n'est pas la premire fois que l'appareil militaire se portait au secours du pouvoir politique tari de persuasion.

Outre l'pisode de 1918 que je relatais tantt, il y a eu quand mme les interventions auprs des autochtones et des Mtis dans l'Ouest canadien entre 1870 et 1884. Quelle grande arme!

Les patriotes de 1837-1838 n'taient pas exclusivement francophones pourtant et ils ne rclamaient rien d'autre que l'tablissement d'un gouvernement responsable et l'application sur leur territoire des principes de justice, d'galit et de libert.

Le terrorisme, quelle qu'en soit la tenue vestimentaire, n'en constitue pas moins une atteinte aux principes de base de l'exercice de la vie humaine et le Canada central et plusieurs provinces anglophones en ont fait un usage abusif. ce brillant snateur qui avait, en son temps, sympathis avec le Parti national social chrtien-les fameuses chemises bleues d'Adrien Arcand-qui, rcemment, disait craindre les effets du natonalisme qubcois, je rappellerais les faits suivants: la dportation des Acadiens que le gouverneur gnral a tent d'associer l'anctre d'un voyage toutes dpenses payes au Club Med.

(1150)

Il y a galement les lois linguistiques au Manitoba, dclares ultra vires par la Cour suprme du Canada, presque 100 ans aprs qu'elles eurent produit leurs effets pervers; l'abolition unilatrale des pouvoirs au Conseil priv de Londres, et cela vaut la peine de s'y arrter. C'est un peu comme un cas de divorce. Les deux poux voudraient aller devant le tribunal pour rgler leur litige, et la marie, par exemple, dit: Non, c'est ma mre qui va dcider qui a raison entre nous deux. C'est peu prs cela qu'est l'abolition des pouvoirs au Conseil priv de Londres. Imaginez la justice qui peut sortir de l. C'tait le seul organisme encore capable, cette poque, de faire la juste part des choses et qui pouvait rtablir, l'occasion, au moins un simulacre de justice pour les francophones du Canada.

Il y a aussi eu le fameux Rglement 17 de l'Ontario, interdisant les coles franaises sur son territoire. Cela en est, du terrorisme; Il y a aussi eu la Loi sur les sauvages, ce n'est pas moi qui ai invent le mot, qui avait pour but de confiner des primtres bien dtermins les premiers habitants de ce pays. Je rappellerais ce brillant snateur que son art ne l'aurait jamais conduit au fate de sa carrire l o il est actuellement, s'il avait d l'exercer Sault-Sainte-Marie ou Queen's Park. Le ministre du Patrimoine canadien a rsum ma pense l'autre jour, en cette Chambre, et je le cite partiellement: Lorsqu'on sort la moutonne. . . et je vous laisse deviner le reste.

ce brillant snateur, je dis encore: Sait-il, et je le dis pour le ministre de l'Industrie, sait-il que le premier juif au Canada occuper un poste lectif a t Ezechiel Hart, en 1908, dans le comt de Trois-Rivires, nomm l'Assemble lgislative du Qubec, et que les ordres du gouvernement britannique l'ont

11035

destitu? Il n'avait pas le droit de siger parce que c'tait un juif. Les catholiques n'ont eu le droit de parole au gouvernement de Londres qu'en 1828. Je tenterais de le rappeler au snateur Roux et aux anglophones qui disent que le nationalisme qubcois est quelque chose de malsain.

Tous s'accordent maintenant pour dire que la Loi sur les mesures de guerre a ni les droits les plus fondamentaux des centaines et des centaines de Qubcois. On n'a qu' penser aux arrestations arbitraires de ces individus par les policiers, qui faisaient irruption dans leur maison, les arrtant sans mandat, pour les garder sous verrou pendant plusieurs jours et mme plusieurs semaines, dans certains cas, sans mme qu'ils ne puissent prvenir leur famille.

Je ne nie pas que la situation tait extrmement volatile, ce moment, mais les mesures qui ont t prises dpassent de beaucoup les bornes. N'tions-nous pas dans une socit dite civilise mais qui a eu, pendant un court laps de temps, les airs d'une dictature? Je sais que le temps est bien compt et j'aurais eu plein de choses dire, mais je pense qu'au moins, on doit aux Qubcois, pour ces 32 000 perquisitions, sinon des ddommagements montaires, au moins des excuses. C'est le moins qu'on leur doive.

On en a fait aux Italiens, on en a fait aux Japonais, on en a fait aux Chinois. Il me semble qu'on devrait en faire tous les francophones du Canada, et plus particulirement ceux du Qubec, pour des bvues, des gaffes comme celle qui a t commise en 1970.

M. Paul Crte (Kamouraska-Rivire-du-Loup, BQ): Mon-sieur le Prsident, c'est un honneur pour moi, et un peu une revanche de l'histoire, d'avoir la chance d'intervenir aujourd'hui sur la question des excuses qui sont demandes au gouvernement fdral pour les gens qui ont t arrts illgalement et qui n'ont fait l'objet d'aucune poursuite, il faut s'en souvenir. Ces gens n'ont t l'objet d'aucune poursuite. Imaginez-vous, le gouvernement les a arrts, a fait des fouilles, a cherch pendant longtemps ce qui pouvait se faire. Et s'il n'y a pas eu de poursuites, c'est parce qu'il n'y avait aucune matire le faire. On a arrt des gens sur des prtentions, sans respecter l'habeas corpus.

Fait encore plus grave, et je vais vous raconter une anecdote ce propos, en 1970, j'tais tudiant au sminaire Saint-Augustin, Cap-Rouge. J'avais ma carte du Parti qubcois et mon voisin de chambre avait la sienne aussi. Le soir o M. Laporte est mort, il a dchir sa carte du Parti qubcois. Moi, j'ai gard la mienne et on a fait un dbat, ce moment-l, qui est encore d'actualit aujourd'hui. C'est que le gouvernement fdral du moment s'est servi des gestes rprhensibles du FLQ pour tuer le mouvement souverainiste. C'tait l'objectif rel de l'opration, tuer le mouvement souverainiste.

(1155)

On a vu, par des effets de propagande, le membership du Parti qubcois diminuer de faon significative, sauf qu'on en a tir une leon aussi au Qubec, une leon qui est l pour rester longtemps. On faisait le choix de la vie dmocratique, comme on l'a fait depuis trs longtemps, puisqu'on a le plus vieux Parlement en Amrique du Nord, le plus vieux Parlement qui, depuis toujours, prouve-et on a une devise en ce sens-Je me souviens. On est patients, on est prts arroser la fleur longtemps et on va arriver jusqu'au rsultat qui est celui de la souverainet du Qubec.

Le fdral, malgr tout ce qu'il a fait pour essayer de tuer le projet, tout ce qu'il a contribu tuer, c'est le fait que le peuple qubcois, lui, ne veut pas aller l par des gestes de violence, mais il veut y aller par la dmocratie et il va y arriver.

Je vais reprendre l'exemple du dput de Mgantic-Compton-Stanstead, que M. Grald Godin qui a t arrt en 1970, la plus belle preuve de l'histoire que les Qubcois avaient trs bien comprise, c'est que lors des lections de 1976, la mme personne a battu Robert Bourassa qui tait le fdraliste de service ce moment-l. Donc, la longue marche du Qubec vers sa souverainet passe par le respect de la dmocratie. Il reste des squelles de cette priode, il ne faut pas s'en cacher. Le sentiment de peur qu'on essaie de nourrir tout le temps du ct fdral s'appuie sur les gestes que l'on a poss ce moment-l. Il repose galement sur ceux que l'on peut avoir poss devant les patriotes de 1837. On essaie tout le temps de rallumer ce petit feu par la peur.

Il n'y a personne au Qubec, prsentement, parmi les fdralistes, qui vend le Canada comme option d'avenir. Ce qu'ils vendent, c'est la ngation de l'autre option. Ils collent tout le temps les images sur demain, a n'ira pas bien, parce que ces souverainistes sont des gens qui ne veulent pas un bon avenir pour le Qubec. Cela repose sur le serment que Pierre Elliott Trudeau avait sem en 1970: allumer le feu, s'assurer qu'on peut, par la bande, comme ministre de la Justice et comme premier ministre, obtenir le mme rsultat.

Souvenez-vous que M. Trudeau, la tlvision nationale, lorsqu'il a fait sa dclaration sur les enlvements lors de la crise d'octobre, avait dclar: La prochaine fois, a pourrait tre un grant de caisse populaire. Une faon dmagogique de venir dire que le FLQ tait un groupe tellement bien organis, qu'il pourrait crer des actions un peu partout au Qubec, alors qu' mme le FLQ, maintenant on le sait, il y avait des cellules alimentes par la GRC de l'poque. Cela faisait que c'tait une stratgie planifie pour tuer le mouvement souverainiste.

Ce qu'on peut dire aujourd'hui, c'est que le mouvement souverainiste ne mourra pas, il est trs prsent. On a utilis tous les outils dmocratiques depuis ce temps-l; on a lu le Parti qubcois, et le dernier enfant de ce mouvement est le Bloc qubcois qui est ici prsent et qui reprsente un mouvement trs fort et trs clair au Canada. Il est vident que tant et aussi longtemps que vous n'aurez pas rgl la question de la crise constitutionnelle au Canada, on sera toujours prsents parce qu'on a la mmoire longue et on va toujours utiliser les outils dmocratiques qui sont l. C'est de cette faon que nous avons dcid de faire notre place au soleil et qu'on va l'assurer l'avenir.

Ce que j'aimerais dire en conclusion, c'est que les excuses pour ceux qui ont t arrts illgalement et ceux qui n'ont pas fait l'objet de poursuites, finalement, c'est bon pour eux, parce qu'effectivement, ils ont t brims comme personnes. La motion actuelle donne aussi un message aux Qubcois et aux Canadiens, dans l'avenir, mes enfants, aux vtres, tous ceux qui grandissent prsentement dans la socit canadienne, que lorsque des erreurs sont commises dans le systme, lorsque de faon systmatique le systme oublie qu'il est dmocratique, il faut qu'il ait le courage de corriger cette situation afin qu'on puisse leur dire: Au Qubec, au Canada, les choses se font

11036

dmocratiquement et il y a moyen d'atteindre les rsultats que l'on vise par cette voie-l.

Si cette motion tait adopte par la Chambre, ce serait une faon de le montrer. On ne montrerait pas seulement que le fdral s'est tromp dans les annes 1970, qu'il y a eu des gestes dlibrs inacceptables, mais que ces gestes ne seront plus accepts dans le futur.

De toute faon, je pense que le Qubec va toujours donner sa rponse par la voie du vote dmocratique. Il va le faire encore en 1995, ou ds qu'on le jugera pertinent, de faon ce que le Qubec assume finalement sa pleine souverainet pour que lui-mme, dans sa vie interne, ne rencontre pas des obstacles et ne recre pas des exemples comme ceux que le systme fdral canadien a mis sur la table dans les annes 1970.

Je vous invite donc rflchir, comme gouvernement. Je pense que le Parti rformiste, par l'intervention d'une dmarche faite en ce sens, doit rflchir aussi la pertinence que le fdral exprime les excuses demandes par la motion et s'assure que toutes les personnes qui ont t arrtes illgalement soient informes de cette position, savoir que le gouvernement fdral regrette la position prise par le gouvernement de l'poque.

(1200)

Ce serait l un signe que, des deux cts de la Chambre, on veut vraiment promouvoir la dmocratie comme le seul outil pour tenir des dbats politiques comme celui qu'on tient prsentement au Qubec et au Canada.

Le prsident supplant (M. Kilger): La priode prvue pour l'tude des affaires manant des dputs est maintenant expire. Conformment l'article 96 du Rglement, l'ordre est ray du Feuilleton.
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MessagePost le: 28 Jan 2005 21:37    Sujet du message: Rpondre en citant

C'est bien ce que je craignais!
Merci Germain pour ce texte.
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MessagePost le: 28 Jan 2005 21:53    Sujet du message: Rpondre en citant

A noter que Laporte aurait t laisser vivant dans la valise et qu'il est mort ensuite.

Alors, pourquoi Francis Simard dans "pour en finir avec Octobre" ou encore Falardeau dans "Octobre" laisse suppos le contraire ?????????

A noter que Vallires n'y croyaient pas leur version. Vu que ces hommes ont payer le gros prix en taule. Je ne cromprends pas le "deal" qui auraient pu faire avec la GRC ou le gouvernement.

Quelque chose n'est pas claire pour ma petite tte.

J'espre que les vieux fantmes ne viendront pas refaire le mme coup pour salir les militants sincres qui veulent que le rfrendum se passe de faon dmocratique.

Qui tire les ficelles ?
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MessagePost le: 28 Jan 2005 22:27    Sujet du message: Rpondre en citant

Ton deuxime texte est encore mieux!... Cool

la dportation des Acadiens que le gouverneur gnral a tent d'associer l'anctre d'un voyage toutes dpenses payes au Club Med.

C'est vraiment faire vomir a!... Evil or Very Mad


Rglement 17 de l'Ontario, interdisant les coles franaises sur son territoire...

Ce rglement 17 existe-t-il encore? Rolling Eyes


C'est que le gouvernement fdral du moment s'est servi des gestes rprhensibles du FLQ pour tuer le mouvement souverainiste. C'tait l'objectif rel de l'opration, tuer le mouvement souverainiste.

a donc t dit clairement en chambre... j'en suis bien content.

J'imagine que la lettre d' excuses du fdral aux victimes des mesures de guerre doit se trouver dans un sac de "commandites" sur un bateau au large des les mouk-mouk!
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MessagePost le: 28 Jan 2005 22:37    Sujet du message: Rpondre en citant


Alors, pourquoi Francis Simard dans "pour en finir avec Octobre" ou encore Falardeau dans "Octobre" laisse suppos le contraire ?????????


C'est peut-tre une question de chauvinisme.
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MessagePost le: 17 Fv 2005 0:09    Sujet du message: Rpondre en citant

Germain R a crit:
A noter que Laporte aurait t laisser vivant dans la valise et qu'il est mort ensuite.



a vient d'o cette thse ? Car c'est la premire fois que je la vois, et l'tude fait sur le corps de Laporte dit clairement qu'il est mort cause d'une strangulation.
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Germain R
Fils de la libert
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MessagePost le: 18 Fv 2005 17:22    Sujet du message: Rpondre en citant

http://www3.sympatico.ca/ff.prince/octobre.html


Je n'en sais pas plus que a....
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http://www.tri-quebec.com/
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