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L'accession à l'indépendance du Québec, par le FLQ


1.   Première étape

La première étape de la révolution et de l'accession à l'indépendance du Québec, par le FLQ est la préparation organisationnelle, caractérisée par une longue attente et par l'absence d'activités publiques. À cette étape, l'édification des structures et la formation théorique des cadres politiques et militaires prédominent. Ces structures doivent être édifiées selon une logique pragmatique et un organigramme très souple.

2.  Deuxième étape

La seconde étape est celle de la radicalisation de l'agitation sociale, afin de hisser la violence créatrice des masses au niveau d'une conscience de classe lucide, organisée et efficace. Cette violence est la réponse des exploités à la violence organisée et légalisée par les exploiteurs. Le FLQ sensibilise les masses à l'ennemi commun et lui fournit les raisons et les moyens de se soulever en bloc contre le capitalisme, le colonialisme et l'impérialisme. Cette étape de la lutte révolutionnaire est caractérisée par les attentats à la bombe, les manifestations, les grèves et les occupations sporadiques et se poursuivra jusqu'à ce que l'agitation se généralise et culmine dans une crise économique, politique et sociale générale.

3.  Troisième étape

La colère étant généralisée, l'organisation des exploités sur une vaste échelle devient possible et s'impose de fait. Cette étape de la révolution est cruciale, l'issue de celle-ci dépendant de la façon dont on organise le peuple. Le FLQ doit organiser les masses en comités locaux ou professionnels de libération, pour atteindre les objectifs fixés. Le rôle du FLQ est de leur fournir les instruments politiques et idéologiques dont ils ont besoin pour affronter l'ordre bourgeois, mais avant tout pour le détruire. Cette organisation doit s'effectuer directement en vue d'une insurrection populaire caractérisée par l'occupation armée des usines, des universités, des écoles, des services publics et du territoire national.

4.  Quatrième étape

Un chemin encore plus long restera à parcourir, car la bourgeoisie locale et l'impérialisme n'assisteront pas passivement à leur dépossession. Alors commencera la phase la plus dure de la lutte, celle de l'affrontement armé entre le peuple et ses ennemis, inséparablement politique et militaire. Les masses seront effectivement prêtes à se soulever, descendant armées dans la rue : ce sera la guerre du peuple.

 

Jean-François Gauvin

 


L'indépendance du Québec