Hit-Parade

 

Pourquoi la crise d'Octobre ?


Introduction

Depuis plusieurs siècles, nombre de personnes désirent l'indépendance, soit de leur pays, soit de leur région. De ce nombre, notons certains Québécois qui, depuis bientôt trente ans, s'acharnent à ce désir. De manière plus imposante, le FLQ a manifesté ce désir et cela d'une façon des plus violentes.

Le FLQ a commencé ses activités vers 1963. Au tout début, le gouvernement québécois ne prenait pas au sérieux les menaces du FLQ. Mais alors qu'il commença à utiliser la violence, le gouvernement a commencé à éprouver certaines craintes à leurs égards. Cette violence consistait en des explosions qui ciblaient principalement les bureaux gouvernementaux canadiens. Plusieurs années après les premières explosions, la crise d'Octobre a eu lieu. Cette crise qui a frappé le Québec au cours du mois d'octobre 70, a bouleversé plusieurs Québécois et surtout plusieurs dirigeants politiques.

C'est donc dans cette atmosphère de peur que je désire parler de la crise d'Octobre. Je vais en parler en élaborant sur les points suivants: le désir de l'indépendance, extrêmement important aux yeux du FLQ. Également, je vais vous entretenir sur le sujet de la libération des prisonniers politiques: point demandé dans le manifeste d'Octobre 70 du FLQ. Un autre aspect traité sera la libération de la tutelle anglaise. Finalement, cette crise a été bénéfique pour le fédéral et c'est de cela que je vais parler dans le point sur le renforcement du fédéralisme.

1.  Désir de l'indépendance

Comme les patriotes, lors des insurrections de 1837-38, le FLQ veut l'indépendance du Québec (alors appelé le Bas-Canada). Dans ses rangs, le FLQ compte les frères Rose et également Francis Simard. Ces personnages, très actifs lors de l'enlèvement de Pierre Laporte, voulaient depuis quelques années l'indépendance du Québec. Ils la voulaient car ils étaient écoeurés que les gouvernements ne fassent rien lors de dossiers importants et qu'il était contrôlé par des anglais. Les gouvernements ont commencé à prendre le FLQ au sérieux seulement lorsqu'il a fait explosé des bombes dont le but est de détruire des édifices gouvernementaux.

Le Front de Libération du Québec (FLQ) est une organisation qui est prête à tout pour arriver à ses fins. Elle va même jusqu'à faire exploser des bombes, même plusieurs années avant la crise d'Octobre, preuve qu'il voulait depuis longtemps cette indépendance.

Les gouvernements ont vraiment pris les nerfs lorsque le FLQ a enlevé le Ministre du chômage et de l'assimilation (nom que les felquistes donnent au Ministre du travail et de l'immigration), M. Pierre Laporte. Les felquistes ne voulaient pas la mort de Pierre Laporte, ils voulaient simplement que le gouvernement bouge un peu.

Les felquistes voulaient l'indépendance pour avoir le contrôle sur les choix du gouvernement. Ils trouvaient que les décisions prises par le gouvernement n'étaient pas équitables pour tous. D'une certaine façon, je les comprends. Prenons un exemple d'aujourd'hui: le gouvernement veut réduire le déficit. À la place de couper dans l'éducation et la santé, il devrait couper dans des secteurs moins importants comme les secteurs de l'aide aux amérindiens. Dans le livre « La crise d'Octobre », Gérard Pelletier citait de La Cognée no.48 : « Dans un pays colonisé, le contraire de l'exploitation, ce n'est pas la révolution économique, [...] mais l'indépendance. » Ce qui en dit long sur le vouloir du FLQ dans ces années-là.

Mais également, l'indépendance était voulue pour déstabiliser le Canada. Car, sans le Québec, le Canada perd une grosse partie de sa production. La déstabilisation a été créée, le temps de la crise d'Octobre, surtout lors de l'assassinat de Pierre Laporte.

Le FLQ voulait prendre le contrôle sur ce qui se passerait sur les deux paliers de gouvernements (1). Ce contrôle, il comptait l'exercer en faisant pression auprès des groupes minoritaires, pour qu'eux aussi deviennent indépendantistes. Mais là, les felquistes se mettaient le doigt dans l'oeil (je parle pour la dernière phrase uniquement).

2.  Libération des prisonniers politiques

Un autre point important du pourquoi de la crise d'Octobre est la libération des prisonniers politiques. Ceux-ci ont été emprisonnés uniquement parce qu'ils supportaient et encourageaient le FLQ. Je ne vois vraiment pas pourquoi on pourrait mettre en prison parce qu'il ne pense comme le reste du monde. C'est dans un but de diversion que les frères Rose ainsi que Francis Simard ont enlevé Pierre Laporte et James Richard Cross. Ils voulaient aller faire libérer leurs amis des prisons de la région de Montréal. Dans le film « Octobre », un des frères Rose disait, en relisant un communiqué, que le FLQ voulait qu'on libère leurs amis emprisonnés pour des motifs politiques. Ceux-ci étaient, bien sûr, le désir de l'indépendance. Et à chaque communiqué du FLQ, on pouvait lire : « Vive les camarades prisonniers politiques. »

3.  Délivrance de la tutelle anglaise

Un troisième point majeur était le désir de se libérer de la tutelle anglaise. Ce n'est pas réellement une tutelle mais plutôt une forte influence que l'Angleterre exerçait sur le Canada et le Québec. Ce sentiment de tutelle, les felquistes l'expriment bien dans le manifeste d'Octobre 70 : « Nous vivons dans une société d'esclaves, terrorisés par de grands patrons; Steinberg, Clark, Bronfman... » Donc, nous observons ici que le FLQ ne voyait que l'Angleterre dans le Canada et il pensait que l'alliance était impossible. Il croyait plutôt que c'était un phénomène de soumission. Le Canada est une société indépendante de l'Angleterre et n'est aucunement soumis à l'Angleterre et cela encore moins de nos jours. Finalement, le Canada est libéré de l'Angleterre depuis le 1er juillet 1867. Le problème de la crise d'Octobre et surtout de la cause de celle-ci est que le FLQ pensait que les Anglais nous contrôlaient comme une marionnette. Une preuve que ce n'était pas le cas : pendant la crise d'Octobre, l'Angleterre n'a jamais mis son nez dans le conflit. Donc, de ce fait, elle montrait que le Canada était indépendant de l'Angleterre. Le FLQ a pensé qu'en enlevant James Richard Cross, il débalancerait l'Angleterre mais finalement, elle ne fût que légèrement affectée par cet événement (2).

4.  Renforcement du fédéralisme

Le fédéral a profité du dérangement causé au Québec, par le FLQ, pour faire exploser des bombes supplémentaires. Alors que tout acte de violence gratuite était directement associé au FLQ, la RCMP (Royal Canadian Mountain Police) en a profité pour déposer d'autres bombes un peu partout au Québec. Ce qui, pour tout Québécois moyen, constituait un acte du FLQ, était, en vérité, au tiers du temps, la faute de la RCMP. Donc, on peut dire que le FLQ a été moins violent que l'on a vu. Le fédéral était content de voir le Québec s'enfouir dans la merde. Par contre, en même temps, le Canada baissait son image vis-à-vis d'autres pays. La principale cible de la RCMP était les boîtes aux lettres (peu coûteuses et facile à réinstallées). Plusieurs Québécois ont alors pensé que le FLQ était une organisation violente mais finalement, elle était plutôt « pacifique ». Il y a quand même une nuance à faire.

Conclusion

Dans ce travail, j'ai voulu montrer les vrais parce que au pourquoi de la crise d'Octobre. D'après moi, j'ai assez bien montré la réalité qui était présente à cette époque. Je pense que si le FLQ se saurait pris autrement, il aurait peut-être eu ce qu'il désirait. Je trouve que la violence ne règle pas grand chose (Je pense tout à fait le contraire aujourd'hui - 23/03/98) Je m'aurais pris différemment dans le genre de pétitions mais peut-être qu'eux étaient écoeurés de ces choses qui son souvent inutiles. Bref, ils n'ont sûrement pas réglé l'avenir du Québec à ce moment mais, au moins, ils ont fait avancer les choses... NOUS VAINCRONS !

 

Rank

Tous droits réservés © 1998 Guillotine

 

Notes de l'auteur de ce site

(1) Le FLQ n'a jamais voulu prendre contrôle du gouvernement.

(2) Le FLQ n'a jamais pensé déstabilisé l'Angleterre en enlevant James Richard Cross. Il s'agissait plutôt d'un symbole de la domination anglaise au Québec.