Hit-Parade

 

Manifeste d'Octobre 1970 - Contexte


Paragraphe 2

Les Québécois : Les francophones habitant le Québec ainsi que ceux qui les ont joints.   Ce terme excluerait : les anglo-saxons, à moins qu'ils s'y sentent inclus et les canadiens-français, qui ont déjà démontrer leur intérêts à y être exclus.   «Je ne considèrent pas Pierre Elliot Trudeau Québécois. Stanley Gray l'est.» - Pierre Bourgault

Paragraphe 3

Le show de la Brinks : 2 jours avant l'élection général du 29 avril 1970, le premier scrutin auquel le Parti Québécois participe, le Royal Trust effectue un très transfert de fonds de certains clients « timorés » de Montréal.  Le chargement s'est faite en face de leur gratte-ciel sur le boulevard Dorchester (ils utilisaient toujours l'entrée du garage auparavant), et se dirigèrent vers Toronto à bord de 9 camions blindés de la compagnie Brinks, à sécurité maximale.  Comme par hasard, des photographes du  journal anglophone « The Gazette »  apparurent sur ce boulevard désert... Alors, les camions se dirigèrent vers la frontière ontarienne et se firent filmés par la télévision anglaise... Presque tous les directeurs francophones (environ six) du Royal Trust faisaient parti du Parti Libéral québécois...

Le Bill 63 : Octobre 1969; dépôt du projet de loi 63, mieux connue sous son appellation anglaise « bill 63 » qui devait s’appeler « Loi pour promouvoir l’enseignement de la langue française au Québec ». Cette loi donnait le choix aux parents de décider de la langue d'enseignement de leurs enfants.  Ceci équivalait à donner à la langue anglaise un statut juridique égal à celui de la langue française.

La carte électorale :  Touchant principalement les ouvriers urbains.

La taxe de « progrès social » : Taxe régressive du gouvernement fédéral, pour payer la part de l'assurance-maladie. 200 millions $ partiront du Québec aussi longtemps que le Québec n'aurait pas son propre programme d'assurance-maladie.

Power Corporations : Un conglomérat énorme possédant la plupart des medias du Québec, une grande partie des compagnies financières du Québec, ainsi que d'innombrable autres choses plus ou moins importantes.

L'assurance-médecin : semblable à l'assurance-maladie.

Les gars de Lapalme : Se rapporte à une victoire désespérée de la classe dirigeante plus tôt en cette année 1970.  La poste fédérale a annulée son contrat de sous-traitance avec la compagnie Lapalme, pour laquelle « les gars de Lapalme » travaillent. Ils ont lutté longtemps contre cette injustice, non sans violence. Des camions de courrier ont été endommagés, des portes de garage ont été bloqués, des briseurs de grève ont été traités fermement, etc... Les gars de Lapalme (environ 400 en tout) n'avaient toujours pas été congédié, se rencontrant tous les jours à l'aréna Paul Sauve.

Photos

Paragraphe 6

Simard : Famille à qui appartenait des industries maritimes, seule société canadienne-française parmi les 100 plus grosses compagnies au Canada. En 1970, elle était à moitié possédé par le gouvernement du Québec (ils ont eu besoin de capital). Ils étaient les principaux financiers du parti libéral du Québec.

Cotronis : Famille impliqué dans la mafia au Québec.  Elle finançait très largement le Parti Libéral du Québec.

100 000 : Fait référence au 100 000 emplois que Robert Bourassa avait promis de créer durant la campagne électorale de Avril 1970.  Il y avait alors 206 000 personnes officiellement sans emploi au Québec, plus de 40%  du nombre total de chômeurs au Canada.

Paragraphes 7

Rue Visitation : Rue pauvre de Montréal.

Paragraphe 8

La Lord : Compagnies de fabrication d'acier, connus pour ses mauvaises intensions.  Une grève y éclata en 1968.  Les travailleurs ont eu à faire face à la police et au gouvernement.

Les pêcheurs de la Gaspésie : Des milliers de personnes sont tombés au chômage.

La Iron Ore : Compagnie ayant subi une escroquerie par le consortium des aciéries des États-Unis, dont le minerai de fer était extrait à Schefferville, au Québec.

Quebec Cartier Mining : Compagnie minière ayant subi une affaire similaire à la Iron Ore, et que les Américains possède.

La Noranda : Compagnie minière, concentrée dans l'exploitation des mines non-ferreuses du Québec. Il y aurait eu des atrocités ...

Cabano : Ville du Bas-Saint-Laurent, près de Rivière-du-Loup et de la frontière du Nouveau-Brunswick. K.C. Irving avait obtenus le droits de couper des portions de la forêt environnante, en échange de la promesse de construire un moulin, pour ainsi embaucher la population, en grande partie sur le bien-être social. Dès les débuts de la coupe, Irving refusa d'ouvrir le moulin. La population réagit immédiatement, mais le gouvernement, ayant consenti les droits de coupe, refusa d'intervenir.  La population brûla des équipements, détruire des routes et des ponts, et annoncèrent leur intention de brûler la forêt. Le gouvernement a dû intervenir, pour ainsi arrêter la coupe du bois et ainsi intenter des démarches légales.

Paragraphe 9

Rue Panet : Rue pauvre de Montréal.

St.-Jerome : Ville située à 30 miles au Nord de Montréal , qui avait 20% de la population sans emploi.

Les vaisseau d'or : C'est le nom du restaurant du Maire Jean Drapeau, situé dans l'Hôtel Windsor.

Zizique : musique (par plaisanterie).

Tout le fling flang : tout le tralala.

Jean Drapeau : maire de Montréal de 1954 jusque dans les années 1980.

Paragraphe 10

Saint-Hyacinthe : Ville située à 40 miles au Nord-est de Montréal.

Paragraphe 11

La Vickers, la Davie Ship : Chantiers de construction navale situés à Montréal et à Lauzon (près de Québec). Elles fermèrent leurs portes en 1969, 2 heures après que les 1000 travailleurs (spécialisés) furent avertis, pour ensuite être jetés dans la rue. Les dirigeants étaient venus à la conclusion que l'usine n'était pas rentable. Le gouvernement fédéral avait donné d'importantes subventions à ces usines pendant des années.

Murdochville : Lieu de la fameuse grève en 1957 à la raffinerie de cuivre de la Noranda, arrêtée par Duplessis avec des centaines de policiers. Les policiers provinciaux attaquèrent les travailleurs, qui se défendirent comme ils le purent. La  Noranda a ensuite été poursuivi et la cour suprême du Canada a finalement décidé qu'elle devra payer plus de 2 millions aux travailleurs de cette industrie.

Paragraphe 12

Rue Sainte-Marguerite : Rue pauvre de Montréal.

Molson : Brasserie à laquelle appartient le Canadiens de Montréal. La famille Molson fut impliquée dans les événements de 1837-1838, contre les Patriotes.

La Domtar à Windsor et à East Angus : Industrie du textile, situés à une centaine de miles à l'est de Montréal.  En 1968, lors d'une grève, les travailleurs ont occupés, à un certain stade, l'usine avec des armes.

La Squibb : Usine de Montréal, où la majorité des travailleurs sont des femmes, ayant tentés en 1970 d'avoir de meilleurs conditions de travail.

Régie des alcools : Société des alcools (société d’État qui détenait, à l’époque, le monopole de la vente des boissons alcoolisées :vins, bières, spiritueux, etc...).

Ayers, Liquor Board, Seven Up, Victoria Precisions : Les grèves les plus violentes y sont survenus entre 1966 et 1970 (avec la Lord). Les travailleurs eurent l'appui matériel de la gauche.

Paragraphe 13

Les travailleurs de Dupont of Canada : La gestion de Dupont est allée devant la Commission royale Gendron, sur le statut du français au Québec, et a annoncé, avec une franchise peu commune, leur refus d'utiliser des francophones dans leurs usines et bureaux du Québec. «Pour une chose, nous devons utiliser l'anglais dans les communications avec le siège social de toute façon.»

Paragraphe 14

7 octobre : Faisant référence à la manifestations à Montréal le 7 octobre 1969 (Voir plus loin).

Paragraphe 15

Le fédéralisme canadien qui pénalise les producteurs laitiers du Québec : Le gouvernement fédéral est de plus en plus dérangé par le fait que les fermiers du Québec produisent un excédent de leurs produits laitiers. Le rapport du groupe de travail sur l'agriculture avait annoncé à l'été 1970 que le Québec avait 37 000 fermiers en surplus et indiqué clairement qu'ils devraient quittés leur terre pour une rationalisation capitaliste.

Murray Hill : Quelques mois avant la crise d'Octobre 1970, le service de limousines Murray Hill avait obtenu le monopole du transport des passagers entre l'aéroport de Dorval et le centre-ville de Montréal.  Aucuns taxis ne pouvait prendre des passagers à cet endroit là. (La Murray Hill donnait des limousines de courtoisie à plusieurs personnes, dont Jean Drapeau.) Le Mouvement de libération du taxi avait combattu cette interdiction et ce monopole par tous les moyens possible, avec l'aide d'étudiants de la gauche.

Hershorn : Il était un ami du ministre québécois du tourisme Claire Kirkland-Casgrain.  Il était aussi un des nombreux financier de Parti libéral. Son fils, Paul, était le vice-président de la Murray Hill.

La nuit du 7 octobre : Manifestation du Mouvement de libération du taxi contre le monopole de Murray Hill, visant à faire abolir le monopole de cette compagnie, à l'aéroport de Dorval, près des garages de la compagnie, et appuyé par d'autres manifestants. Ils mirent le feu aux autobus et les poussèrent dans le garage. Les propriétaires (les Hershorn), tirèrent sur les manifestants et en blessèrent plusieurs, dont Paul Rose et Jacques Lanctôt.

Des textiles et de la chaussure : Industries où les prolétaires (faibles revenus) y sont très nombreux au Québec.

Money-maker : capitaliste avide de gagner de gros sous.

Paragraphe 16

En les suppliant de venir investir au Québec : C'est précisément ce que Robert Bourassa était allé faire à New York, au moment de la diffusion du manifeste du FLQ à Radio-Canada. Des milliers de terrains au Québec étaient propriété de clubs privés de chasse et pêche, principalement des membres américains. Ceci incluait aussi les meilleurs étendues d'eau non polluées, pour la pêche.

Paragraphe 17

Natives : autochtones (mot anglais).

Paragraphe 19

Big-shot : homme d’affaires influent (mot anglais).

Westmount, Hampstead : Villes où y vit la classe dirigeante.

Town of Mont Royal : Ville où y vivent les personnes riches.

Outremont : Ville où y vivent les Canadiens-français riches (Exemple : Pierre Elliot Trudeau).

Rue Saint-Jacques : Rue semblable à Wall Street (rue où y domine la finance).

Paragraphe 20

Pierre Elliott Trudeau : Premier ministre du Canada, référence ici au Bill Omnibus légalisant les relations homosexuelles entre adultes consentants dans l’intimité des chambres à coucher.

C’est des peanuts : c’est de la petite bière.

Paragraphe 27

Lousy french : méprisables francophones (mot anglais). Traduction littérale : Français pouilleux.