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Les forces policières lors de la crise d'Octobre 1970


La Sûreté du Québec

L'enquête policière sur l'enlèvement de Pierre Laporte fut conduite par la Sûreté du Québec. Après avoir été confié en parti au bureau des crimes contre la personne et en partie au service de sécurité le 10 octobre, elle fut confiée définitivement à la section des homicides le 17 octobre, au moment de la découverte du cadavre. En effet, le rôle de coordonner les opérations fut confié à la Sûreté du Québec, par suite de la proclamation de l'état d'insurrection appréhendée. Autrement dit, la S.Q. était responsable de celles-ci. Mais, elle était dépendante de la Gendarmerie Royale du Canada (G.R.C.) et de la Police de Montréal dans ces opérations, qui dépassaient le niveau de l'enquête policière normale.

La Section Antiterroriste de la Police de Montréal

Dans les premiers jours de la crise d'Octobre, la section antiterroriste de la Police de Montréal (S.A.T.) fut chargée de l'enquête pour retrouver M. Cross. À l'époque, cette section comptait douze enquêteurs, deux lieutenants et un capitaine. Au début de la crise, il y avait environ quarante-cinq policiers qui y était affectés, pour atteindre le nombre de cent au plus fort de la crise. Mais, ces nouveaux effectifs n'étaient pas entraînés à la lutte antiterroriste. Les membres réguliers de la S.A.T., eux, n'avaient qu'une certaine expérience dans le désamorçage des bombes et dans la répression d'autres activités terroristes portant atteintes à la propriété.

L'Escouade combinée antiterroriste

La Combined Antiterrorist Task Force (C.A.T.), ou escouade combinée antiterroriste, était un groupe policier d'élite, composé de membres de la G.R.C., de policiers provinciaux et de membres de la Sûreté de Montréal. Ces policiers étaient connus sous le nom de combatteurs. Cette escouade fut responsable de l'enquête Cross-Laporte en octobre, novembre et décembre 1970. Elle était composée d'un noyau d'une trentaine de limiers hautement qualifiés pour faire face aux activités terroristes. Parmi eux, une vingtaine provenait de la Police de Montréal.

 

Jean-François Gauvin