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Chronologie de la crise d'Octobre 1970


Lundi, le 5 octobre 1970

8h20 : Quatre individus ( Jacques Lanctôt, Yves Langlois, Nigel Hamer, Marc Carbonneau) armés de mitraillettes et de revolvers, membre de la cellule libération du Front de libération du Québec, kidnappent le diplomate britannique James Richard Cross, à son domicile du 1297, rue Redpath Crescent, pendant que Louise Lanctôt fait le guet.

Les exigences du FLQ sont :

1) La diffusion du Manifeste du FLQ

2) La libération de 23 prisonniers politiques

3) Un avion pour leur transport en direction de Cuba ou l'Algérie.

4) Le réengagement des « gars de Lapalme ».

5) L'imposition d'une « taxe volontaire » (500 000$) qui devra être placés à bord de l'avion.

6) Le nom du délateur qui a « vendu » les militants du FLQ arrêtés en juin 1970, à Prévost

Mardi, le 6 octobre 1970

Le Secrétaire d’État aux affaires extérieures, Mitchell Sharp, refuse de céder aux conditions du FLQ pour la libération de James Richard Cross : publication dans les journaux du texte du Manifeste du FLQ, libération des prisonniers politiques ( militants du FLQ ), réemploi des 400 ex-employés de la compagnie Lapalme ( transport de courrier ) par le ministère des Postes, par suite de leur mise à pied. Le ministre Mitchell Sharp déclare : « I am hopeful that these criminals will be apprehended and that the diplomat will be released. That’s our purpose.» ( Je suis confiant que ces criminels seront appréhendés et que le diplomate sera relâché. Cest ce à quoi nous nous affairons. )

Mercredi, le 7 octobre 1970

Lecture du Manifeste du FLQ à la radio de CKAC.

Jeudi, le 8 octobre 1970

Lecture du Manifeste du FLQ à la télévision de Radio-Canada.

Vidéo
Audio

Vendredi, le 9 octobre 1970

On apprend que la police concentre ses recherches sur Jacques Lanctôt, identifié par Mme Cross.

Samedi, le 10 octobre 1970

18 h 00 : Le ministre de la Justice, Jérôme Choquette, déclare en conférence de presse que le gouvernement refuse toute négociation avec le FLQ.

 

18 h 18 : Quatre inconnus armés de mitraillettes et masqués s'emparent du ministre du Travail et de l'Immigration du Québec, Pierre Laporte, alors qu'il jouait au ballona vec son neveu devant la résidence familiale, sur la rue Robitaille, à Saint-Laurent.

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Vidéo

Dimanche, le 11 octobre 1970

On apprend que l'enlèvement de Monsieur Laporte a été perpétré par la Cellule Chénier du Front de libération du Québec.  Le Premier ministre du Québec, Robert Bourassa, laisse croire qu’il acceptera de négocier avec le FLQ.

 
Jeudi, le 15 octobre 1970

3000 personnes, réunies au centre Paul-Sauvé, acclament Robert Lemieux, Pierre Vallières et Charles Gagnon en scandant à tue-tête : « FLQ ! FLQ ! »

Centre Paul-Sauvé

Vendredi, le 16 octobre 1970

4 h 00 : Le Premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau, proclame l'état d'insurrection appréhendé. C'est alors la Loi des mesures de Guerre (War Measures Act) à travers le Canada.  Le Québec est en état de siège. En effet, l’armée canadienne envahit le Québec et procède à de multiples arrestations (457) de citoyens considérés suspects (comédiens, chanteurs, poètes, écrivains, journalistes, syndicalistes, etc.), surtout des indépendantistes.  L’armée s’installe pour assurer la protection des quartiers riches et des édifices gouvernementaux.

Samedi, le 17 octobre 1970

On retrouve le cadavre du ministre Pierre Laporte, dans le coffre arrière d'une automobile abandonné près de l'aéroportde Saint-Hubert.

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Dimanche, le 18 octobre 1970

Des mandats d'arrestation sont lancés par la Sûreté du Québec contre Marc Carbonneau et Paul Rose, recherchés pour les enlèvements de MM Cross et Laporte et pour l'assassinat de ce dernier.

Lundi, le 19 octobre 1970

La Sûreté du Québec découvre la maison où fut détenu Pierre Laporte, au 5630, rue Armstrong, à Saint-Hubert.

Mardi, le 20 octobre 1970

Funérailles de Monsieur Pierre Laporte.

Photos

Dimanche, le 25 octobre 1970

Élections municipales à Montréal (On présumait le FRAP, parti politique, associé au FLQ)

Vendredi, le 6 novembre 1970

Arrestation de Bernard Lortie, un des principaux felquistes recherchés, dans un appartement sur le chemin Queen-Mary, à Montréal

Jeudi, le 12 novembre 1970

Des affiches portant le signalement de quatre personnes recherchés, à la suite des enlèvements de M. Cross et Laporte, distribués par les forces de l'ordre, offrant 150 000$ en échange de renseignements pouvant conduire à l'arrestation de ces hommes. Il s'agit de Marc Carbonneau, Jacques Lanctôt, Paul Rose et Francis Simard.

Les recherchés

Jeudi, le 3 décembre 1970

La police découvre le lieu de séquestration de James Richard Cross, le 10 945 des Récollets, à Montréal-Nord. En échange de la libération de Cross, les felquistes exigent d'avoir un sauf-conduit vers Cuba.

Alors, ils libèrent Cross et Jacques Lanctôt, Suzanne Lanctôt et leurs enfants, Jacques Cossette-Trudel, Louise Cosette-Trudel, Marc Carbonneau et Yves Langlois partirent vers Cuba.

Photos

Mercredi, le 23 décembre 1970

Pierre Elliot Trudeau déclare que les troupes seront retirés du Québec le 4 janvier 1971.

Lundi, le 28 décembre 1970

5 h 00 : La police arrête Paul Rose, Jacques Rose et Francis Simard à Saint-Luc, près de Saint-Jean.