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Les impact du FLQ sur le nationalisme québécois


1.  Le nationalisme québécois d'avant 1960

1.1  Les revendication de la société québécoise 

À une telle époque dite « après-guerre », il est évident que la province de Québec aspirait à de grands changements. Ceux-ci suivront à la suite de la révolution tranquille en 1960, mais voyons d’abord quelles étaient les revendications québécoises dans cette même époque qu’est l’après-guerre. Partout dans la province, on critique de plus en plus, dans les milieux intellectuels, l’immobilisme qui semble régner dans la province et on réclame une plus grande liberté d’expression, aussi bien en poésie qu’en peinture. On n’accepte plus avec autant de soumission les diktats de la religion et la censure, qu’elle vienne des pouvoirs politiques ou religieux. 

1.2  Le nationalisme de l'après-guerre

À ce moment de la décennie, un tout nouveau parti naît et deviendra la base idéologique du nationalisme : Le Bloc Populaire.  En effet, des Canadiens-français, mécontent du plébiscite de 1942, transformerons la Ligue pour la défense du Canada en un « groupe de pression réfractaire à la conscription ».  Le Bloc Populaire sera ainsi fondé le 23 septembre 1942 par Maxime Raymond ainsi que par quelques autres nationalistes.

1.3  L'idée nationaliste (autonomiste) de  Duplessis

Maurice Duplessis, premier ministre du Québec de 1936-39 puis de 1944-59, laisse sa marque dans tous les domaines  de la vie québécoise. Il encourage notamment l’entreprise privé en attirant des étrangers à venir investir dans la belle province riches en ressources naturelles. Dans sa politique , M.Duplessis maintient également le Québec dans son retard face à l’Ontario dans les domaines de la santé, l’éducation ainsi que le revenu. Cette dernière, pratique peu encouragée dans certains milieux, amènera néanmoins la presque annulation de la dette provinciale. Devant les tendances centralisatrices d’Ottawa, Duplessis défend ardemment l’idée d’autonomie provinciale.

2.  Le contexte révolutionnaire des années 60

2.1  La révolution tranquille et une nouvelle forme de nationalisme

Avec l’achèvement du règne de Duplessis et son parti ainsi qu’avec l’élection au pouvoir du parti Libéral avec à sa tête Jean Lesage, une ère de changement souffle sur le Québec. En effet, après près de vingt ans de noirceur sociale et économique, il est grand temps que les choses changent pour tous. Voici donc les répercussions de la révolution tranquille sur la conscience québécoise. Les transformations et les réformes du début des années 60 ont suscité beaucoup d’espoir et d’attentes dans plusieurs couches de la population : étudiants, animateurs sociaux, syndicalistes, salariés ainsi que les classes défavorisées. Loin d’être perçues comme complètes et définitives, ces réformes ne constituent qu’a leurs yeux qu’une amorce, un pas dans la bonne direction.

2.2  L'émergence de mouvements et de partis indépendantistes

Avec l’apparition d’une nouvelle forme de nationalisme , il n’est pas étonnant de voir une certaine émergence de quelques partis politiques en faveur de l’indépendance  provinciale. Effectivement, moins de trois mois après le changement de régime (de l’Union Nationale au parti Libéral), le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) voit le jour. Certain militants du RIN étaient eux même issu du premier en date des groupes indépendantistes contemporains, l’Alliance laurentienne. Il existe également un autre groupuscule indépendantiste, à gauche du RIN : l’Action socialiste pour l’indépendance du Québec, fondée le 9 août 1960.

2.3  Le FLQ et la radicalisation des forces nationalistes (1966-1970)

À cette époque, la voie de la révolution en Amérique du Nord est celle de la lutte armée, de la guerre du peuple. Le Québec constitue une des régions de l’Amérique du Nord où la situation est la plus révolutionnaire. Seul le FLQ (mouvement dit « de gauche ») a choisi la voie qui réunit l’action, la formation et l’organisation politique. Il est temps qu’au Québec le peuple s’organise pour la lutte armée, qu’il se procure des armes, qu’il s’entraîne sérieusement, qu’il prévoie des bases, qu’il découvre des terrains favorables à la création de maquis. La lutte urbaine va s’intensifier rapidement, à Montréal en particulier, par le sabotage et les attentats; elle va vite rendre nécessaire l’existence de bases d’où la lutte pourra se poursuivre et se développer. C’est se qu’on appelle  la radicalisation des forces nationalistes par l’organisation et le prévision d’actions violentes. 

3.  Les retombées politiques attribuables aux FLQ

3.1  Le rôle du FLQ sur la conscience politique des québécois

Si la violence démontrée par le FLQ a pu parfois provoquer une prise de conscience, « ouvrir les yeux et faire découvrir le poids de la dépendance »  selon les mots du grand Félix Leclerc, elle n’est pas un raccourci sur le chemin de la liberté. Elle ne remplace jamais le long et patient travail de persuasion démocratique, d’organisation et de mobilisation en vue de convaincre les Québécois de la nécessité du changement. Même si les actes commis par le FLQ ont servi d’éléments déclencheurs au développement d’une pensée chez l’ensemble des Québécois, c’est seulement par une méthode moins radicale et plus structurée que nous aurons notre pays souverain, moderne, pluraliste et ouvert sur le monde.

3.2  Les effets politiques de la crise d’Octobre

Il est certes que l’exagération des méthodes employées par les gouvernements Trudeau - Bourassa, notamment en ce qui concerne les corps policiers et l’armée, fut favorable à la cause nationaliste. En effet, le fait d’avoir mobilisé l’armée canadienne dans le cadre des mesures de guerre, fut dire a Gérard Pelletier : «  la Loi des mesures de guerre revenait à tuer une mouche avec un canon. » Il est évident que le gouvernement de l’époque s’est servi des événements d’Octobre pour engendrer la peur autour du mouvement nationaliste au Québec. Ce qui provoqua sur le coups, une vive diminution de militants ouvert à la cause felquiste, mais qui, par la suite causa une vive réaction des québécois , convaincu de s’être encore une fois fait avoir par le gouvernement fédéral. Devant l’exagération des forces de l’ordre en présence lors des événements d’Octobre, beaucoup se sentir menacés et se joignirent à la cause nationaliste. 

3.3  Le développement d’une assise politique pour le Parti Québécois

Voici un bref historique politique du PQ dans la période post-octobre, soit entre 1969 et 1976.

29 avril 1970 : première participation électorale du parti à une élection générale. Il fait élire sept députés malgré que René Lévesque soit défait dans Montréal-Laurier par le libéral André Marchand.

29 octobre 1973 : Élection générale, le PQ devient Opposition officielle avec six députés. René Lévesque est encore une fois défait mais dans Montréal-Dorion cette fois-ci. Il est battu par 293 voix.

15 novembre 1976 : Élection générale, le PQ prend le pouvoir avec 41,4% des vois et 71 députés élus. Le parti prend l'engagement de soumettre son opinion souverainiste à la population par voie référendaire. René Lévesque est élu dans Taillon avec plus de 22 000 voix de majorité.

C’est le début d’un grand combat pour le PQ : l’obtention de la souveraineté du Québec. Combat qui , à l’époque, paraît ardu et périlleux.

 


L'indépendance du Québec