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Citations felquistes


Jamais nos actions n'ont semé la terreur dans la population, mais plutôt un climat d'enthousiasme et d'attente fébrile de la libération. Nous ne terrorisons pas notre peuple, au contraire; le Front de Libération du Québec est un vaste front d'amour et de fraternité !!!

F.L.Q.

Dans une véritable démocratie, il n'y a pas d'appel au peuple. C'est le peuple qui gouverne et le peuple ne peut s'appeler lui-même !

F.L.Q.

Le Front de Libération du Québec n'est pas vraiment mort, rien de ce que Octobre 70 nous a montré n'est disparu, malgré notre désir de silence.  Les mesures militaires, pour détruire le FLQ, sont inefficaces et stupides. Chaque Québecois a son petit secret et est, à peu près, une cellule qui peut être rapidement mise en action.

Cellule Chénier
(Dernier message suite à la crise d'octobre)

Cette cour coloniale est installée par la force et je lui refuse le droit de juger tout québécois... Mon vrai procès, je l'aurai après l'indépendance du Québec et c'est le peuple du Québec qui me jugera

Paul Rose
(À son procès)

Nous ne faisons pas de sentiment. Nous nous fondons dans une lutte qui n'est pas seulement la nôtre [...] Dieu sait ce qu'on a pensé sur notre compte. Dieu sait ce qu'on a dit ! Nous faisons peut-être partie d'une génération perdue. Nous avons voulu accélérer l'histoire. Je crois que nous avons réussi. En tout cas, nous ne regrettons rien, même si (...) nous sommes en principe contre la violence. La violence qui a eu lieu, nous la prenons sur nous, nous en paierons la note

Paul Rose
(Lors de l'arrestation de la cellule Chénier)

Vivre comme étranger
Dans son pays nié
Comme six millions de prisonniers
Prisonniers
D'une prison niée

Paul Rose

On est des individus en tant qu'individus dans une collectivité, dans une société qu'on avait des responsabilité envers les gens qui nous entourent , envers aussi la société dans laquelle on vit.

Rose Rose
(mère de Paul Rose)

Je pense pas que les deux cellules du FLQ voulaient renverser le gouvernement dans une première étape. J'pense qu'ils voulaient plutôt que les gens prennent conscience. Ceux qui se rappellent les premières manifestations du FLQ en '63 puis en '66, se rendent compte que la situation est complètement changée. Que l'énervement de monsieur Trudeau tient au fait qu'il pensait voir l'ensemble de la population du Québec, jeunes et vieux, de la ville de Montréal et de l'extérieur de la ville de Montréal, énervés, scandalisés, offusqués. Or, c'est le contraire qui est arrivé. Y'ont dit: « on se fait crosser depuis 200 ans, là on se fera pas crosser pour un p'tit bout de temps.»

Michel Chartrand
(À propos de la crise d'Octobre)

Les défis que soulève l’évolution de l’humanité, à chaque étape historique, apparaissent toujours, à première vue, comme insurmontables. La description, que l’on se fait à soi-même et que l’on raconte aux autres, de cette société sans exploitation pour l’avènement de laquelle on est prêt à se battre, ressemble à un roman de science-fiction…l’Utopie, quoiqu’en dise les idéologues du capitalisme, du néocapitalisme et de l’impérialisme, n’est pas une utopie de philosophe : elle résume des aspirations qui demandent non seulement à être perçues et comprises, mais avant tout à être réalisées. L’Utopie n’est pas non plus le point final, le terminus de l’évolution humaine. Au contraire. Elle n’est que le point de départ, le commencement, le premier stade de l’histoire nouvelle que les hommes entreprendront ensemble…

Pierre Vallières

Quant aux Québécois, ils ne pourront faire en sorte que cette solution politique (l’indépendance) soit réellement à l’avantage de leur émancipation politique et sociale qu’en réalisant l’unité de leurs forces. Le rapport des forces en effet exige que cette unité soit placée au-dessus de toute autre considération.

Pierre Vallières

Tuons Saint Jean-Baptiste ! Brûlons le carton-pâte des traditions avec lequel on a voulu mythifier notre esclavage. Apprenons l'orgueil d'être hommes. Affirmons fortement notre indépendance. Et écrasons de notre liberté robuste le paternalisme compatissant ou méprisant des politiciens, des papas-patrons et des prédicateurs de défaites et de soumissions...

Le temps n'est plus aux récriminations stériles, mais à l'action. Il n'y aura pas de miracles, mais il y aura la guerre.

Pierre Vallières

Être un « nègre », ce n'est pas être un homme en Amérique, mais être l'esclave de quelqu'un. Pour le riche Blanc de l'Amérique yankee, le nègre est un sous-homme. Même les pauvres Blancs considèrent le « nègre » comme inférieur à eux. Ils disent : « travailler dur comme un nègre », « sentir mauvais comme un nègre », « être dangereux comme un nègre », « être ignorant comme un nègre » ... Très souvent, ils ne se doutent même pas qu'ils sont, eux aussi des nègres, des esclaves, des « nègres blancs ». Le racisme blanc leur cache la réalité, en leur donnant l'occasion de mépriser un inférieur, de l'écraser mentalement, ou de le prendre en pitié. Mais les pauvres blancs qui méprisent ainsi le Noir sont doublement nègres, car ils sont victimes d'une aliénation de plus, le racisme, qui, loin de les libérer, les emprisonne dans un filet de haines ou les paralyse dans la peur d'avoir un jour, à affronter le Noir dans une guerre civile.

Au Québec, les Canadiens français ne connaissent pas ce racisme irrationnel qui a causé tant de tort aux travailleurs blancs et aux travailleurs noirs des États-Unis. Ils n'ont aucun mérite à cela, puisqu'il n'y a pas, au Québec, de « problème noir ». La lutte de libération entreprise par les Noirs américains n'en suscite pas moins un intérêt croissant parmi la population canadienne-française , car les travailleurs du Québec ont conscience de leur condition de nègres, d'exploités, de citoyens de seconde classe. Ne sont-ils pas, depuis l'établissement de la Nouvelle-France, au XVIIe siècle, les valets des impérialistes, les « nègres blancs d'Amérique »? N'ont-ils pas, tout comme les Noirs américains, été importés pour servir de main-d'oeuvre à bon marché dans le Nouveau Monde? Ce qui les différencie: uniquement la couleur de la peau et le continent d'origine. Après trois siècles, leur condition est demeurée la même. Ils constituent toujours un réservoir de main- d'oeuvre à bon marché que les détenteurs de capitaux ont toute liberté de faire travailler ou de réduire au chômage, au gré de leurs intérêts financiers, qu'ils ont toute liberté de mal payer, de maltraiter et de fouler aux pieds, qu'ils ont toute liberté, selon la loi, de faire matraquer par la police et emprisonner par les juges « dans l'intérêt public », quand leurs profits semblent en danger.

Pierre Vallières

 

[Ils] n'ont commis un seul crime : celui de trop aimer notre patrie ; car au Canada, c'est un crime que de trop aimer le Québec.

Il ne faut pas croire un seul mot venant d'un fédéraliste car un fédéraliste est en premier lieu un menteur et en second lieu un voleur.

Des patriotes se sont rendus compte qu'ils étaient colonisés dominés, exploités. Ils se sont aussi aperçu que seule une action immédiate et totale pouvait briser leur chaînes. Une action où les profits personnels mesquins, la mentalité véreuse du compromis utopique à tout prix, les complexes d'infériorités nationaux étaient jetés par dessus bord. Les patriotes québécois en ont assez de lutter depuis près d'un siècle pour des futilités, de dépenser leurs énergies vitales dans l'obtention de profits illusoire toujours remis en questions.

L'objectif stratégique est clair pour tous : c'est la destruction de la société capitaliste et la construction d'une société égalitaire, juste et libre, fondée sur la pratique collective de l'autogestion à tous les niveaux (économique, administratif, scolaire, culturel). Ici au Québec, la lutte pour le renversement du capitalisme est inséparablement liée à la lutte pour l'indépendance nationale.

 


L'indépendance du Québec