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Site historique du Front de libération du Québec (FLQ)


L'échec du FLQ

Mars 1963

L’Armée de libération du Québec (ALQ) et le Front de libération du Québec (FLQ) font sauter leurs premières bombes (dont la cible symbolise toujours la présence des Anglais au Québec) : d’abord à proximité de casernes militaires, puis dans des boîtes aux lettres à Westmount.

Nuit du 20 au 21 avril 1963

Le gardien de nuit Wilfred O'Neil est tué par une bombe du FLQ déposée à l'arrière du centre de recrutement de l'armée canadienne, à Sherbrooke. Cet épisode entraînera l'arrestation des 23 membres de la première cellule felquiste, créant ainsi le premier noyau de prisonniers politiques québécois.

Octobre 1963

Fondation de l'organe de propagande « La Cognée ».

30 janvier 1964

Un commando de l'Armée de libération du Québec (ALQ) réussit en plein jour et en plein centre-ville de Montréal un vol majeur au manège des Fusiliers Mont-Royal. Les prétendus terroristes mirent la main sur une grande quantité de fusils-mitrailleurs de toutes sortes, de mortiers, de grenades, de munitions et même de lance-roquettes antichars.

20 février 1964

En plein jour et pendant trois heures et demie, un commando de l'ALQ occupa le bâtiment militaire de Trois-Rivières. Une fois de plus, ils mettent la main sur une impressionnante collection d'armes et de munitions. La même année, on attribua aux révolutionnaires québécois les vols de milliers de caisses de dynamite sur les chantiers de construction de l'Expo et dans des camions d'Hydro-Québec.

29 août 1964

Alors que les membres de l'Armée révolutionnaire du Québec (ARQ) François Schirm, Cyriaque Delisle, Marcel Tardif, Gilles Brunet et Edmond Guénette étaient en train de charger des armes dans un véhicule, ils furent surpris par deux limiers de Montréal. Un échange de coups de feu eut lieu et il s'en solda la mort du commis Alfred Pinish, abattu accidentellement par les policiers et par la mort du gérant du magasin d'armes Leslie McWilliams.

10 octobre 1964

Samedi de la Matraque : À Québec, à l’occasion de la visite de la reine Élisabeth II, il y eut une répression brutale exercée contre une foule sans armes. Jean Lesage déclare : « le Québec cherche à obtenir tous les pouvoirs nécessaires à son affirmation économique, sociale et politique. Dans la mesure où les provinces ne poursuivent pas ce même objectif, le Québec se dirigera, par la force des choses, vers un statut particulier qui tiendra compte à la fois des caractéristiques propres de sa population et du rôle plus étendu qu’elle veut conférer à son gouvernement. »

Automne 1966

Charles Gagnon et Pierre Vallières sont cueillis par la police new-yorkaise devant l'édifice des Nations-Unies. Ils s'y trouvaient afin de sensibiliser la planète à la cause des indépendantistes québécois. Mal leur en pris, car à la suite de leur transfert à la prison de Parthenais, ils passèrent près de quatre ans derrière les barreaux, sans forme d'accusation officielle.

15 avril 1967

Fin de la production de l'organe de propagande « La Cognée ».

24 juin 1968

Lundi de la matraque : 290 personnes sont arrêtées pendant le défilé de la Saint-Jean-Baptiste, à Montréal.

Année 1969

Durant cette année 1969, quelques felquistes se reposèrent en en Gaspésie, à la « Maison du Pêcheur ». Ils y ont plutôttenté de résoudre les problèmes d'exploitation en Gaspésie et de faire bouger les choses. C'est à cet endroit que les deux frères Rose (Paul et Jacques) et Francis Simard rencontrèrent le quatrième membre de la cellule Chénier, Bernard Lortie.

28 mars 1969

Manifestation McGill français : plus de 15 000 personnes manifestent devant l’université anglophone.

1er avril 1969

Pierre-Paul Geoffroy, militant du Front de libération du Québec (FLQ), est condamné à la prison à vie.

7 octobre 1969

Manifestation du Mouvement de libération du taxi contre le monopole de Murray Hill, visant à faire abolir le monopole de cette compagnie, à l'aéroport de Dorval, près des garages de la compagnie, et appuyé par d'autres manifestants. Ils mirent le feu aux autobus et les poussèrent dans le garage. Les propriétaires (les Hershorn), tirèrent sur les manifestants et en blessèrent plusieurs, dont Paul Rose et Jacques Lanctôt, qui firent connaissance.

23 octobre 1969

Dépôt d’un projet de loi (loi 63, mieux connue sous son appellation anglaise « bill 63 ») qui devait s’appeler « Loi pour promouvoir l’enseignement de la langue française au Québec ». Tel que libellé lors de son dépôt, le projet de loi visait à :

Confirmer pour les parents la possibilité de choisir, entre le français et l’anglais, la langue dans laquelle l’enseignement sera donné à leurs enfants;

Assurer que les enfants de langue anglaise du Québec acquièrent une connaissance d’usage de la langue française;

Assurer que les personnes qui s’établissent au Québec acquièrent, dès leur arrivée, la connaissance de la langue française.

Dès son dépôt, on assiste rapidement à un tollé dans la population; un groupe contre la loi 63 voit le jour : Le Front commun du Québec français. Selon ce regroupement, « donner le choix aux parents équivaut à donner à la langue anglaise un statut juridique égal à celui de la langue française ». Dès le 26 octobre 1969, ce groupe exige que l’Assemblée nationale proclame l’unilinguisme français à tous les niveaux.

28 octobre 1969

L’opposition libérale demande au gouvernement du Québec (sous l’égide de Jean-Jacques Bertrand) de surseoir immédiatement à l’adoption du principe du « bill 63 ». (Depuis le dépôt du projet de loi 63, le Québec connaît de nombreuses manifestations contre le principe qui sous-tend le projet de loi, à savoir l’égalité implicite de l’anglais et du français au Québec.)

30 octobre 1969

La CSN (Confédération des Syndicats Nationaux) retire son appui au « bill 63 ».

31 octobre 1969

Le Front commun du Québec français organise une manifestation devant le parlement de Québec (à laquelle un très grand nombre de gens participe); et pour la première fois depuis la fondation du regroupement, la violence éclate et la police intervient.

11 novembre 1969

Deux députés de l’opposition libérale, René Lévesque et Yves Michaud, font de l’obstruction parlementaire pour faire échec au projet de loi 63.

18 novembre 1969

Les débats à l’Assemblée nationale autour du projet de loi 63 s’enveniment. Depuis le dépôt du projet de loi, les libéraux René Lévesque et Yves Michaud réussissent à imposer de nombreux changements; l’article numéro 4, qui contenait essentiellement des dispositions dans le secteur de l’enseignement, déborde maintenant largement le secteur de l’éducation. Le parlement consent donc à rebaptiser le projet de loi : « Loi pour promouvoir la langue française au Québec.»

20 novembre 1969

Adoption du « bill 63 » : 67 pour; 5 contre (dont René Lévesque et Yves Michaud); et 2 abstentions

Avril 1970

Coup de la Brinks : À quelques jours des élections générales au Québec, le premier scrutin auquel se présente le Parti québécois, le Royal Trust effectue un très visible transfert de fonds de certains clients « timorés » de Montréal vers Toronto à bord de 9 camions blindés (de la compagnie Brinks).

29 avril 1970

Élection de Robert Bourassa (parti libéral du Québec, 72 sièges), (qui axe sa campagne sur la relance de l’emploi et la défense du « fédéralisme rentable ») ; l’Union nationale (17 sièges), le Crédit social (12 sièges), le Parti québécois (7 sièges).

Octobre, novembre et décembre 1970

Crise d'octobre 1970

25 janvier 1971

Le « procès du siècle », celui de Paul Rose, débute, mais, comme les autres qui ont suivi, il n'a pas révélé les véritables circonstances de la mort de Pierre Laporte. À son procès, Paul Rose dit : « Cette cour coloniale est installée par la force et je lui refuse le droit de juger tout québécois... Mon vrai procès, je l'aurai après l'indépendance du Québec et c'est le peuple du Québec qui me jugera. »

20 mai 1971

Fin du procès de Francis Simard après que les douze jurés eurent délibéré pendant à peine plus de deux heures. La sentence : prison à perpétuité.

14 juin 1971

Le juge Lamer condamne Michel Viger à huit ans de pénitencier, sentence plutôt sévère si on la compare à celles imposées aux Bélisle et aux Therrien. Il est vrai qu'à la toute fin du procès, Viger avait déclaré être en faveur de la violence pour renverser le gouvernement.



Dernière modification : 12 décembre 2010

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