La liberté en colère |
Résumé : Quatre personnages, qui furent au début des années 70 les acteurs d'une période mouvementée d'affirmation nationale au Québec, nous proposent un regard sur leur engagement social et politique. Au fil de leurs échanges, de séquences d'archives et de chansons de Plume Latraverse, on retrouve, le temps d'un film, Pierre Vallières, Charles Gagnon, Francis Simard et Robert Comeau. Réalisation : Jean-Daniel Lafond Production : Iolande Cadrin-Rossignol Scénario et Texte : Jean-Daniel Lafond Interprètes : Pierre Vallières, Charles Gagnon, Francis Simard, Robert Comeau Image : Martin Leclerc, Raymond Dumas Montage : Babalou Hamelin Musique : Plume Latraverse Son : Jacques Drouin, Yves Gendron, Esther Auger, Serge Beauchemin, Marie-France Delagrave, Myriam Poirier Durée : 73 min 16 sec Année : 1994 Code de titre : 106C 0294 069 MSN : 33982
Tous droits réservés © 1994 Office national du film Commentaires : La Liberté en colère, remarquable documentaire de Jean-Daniel Lafond, réunit les deux dirigeants mythiques du FLQ, Pierre Vallières et Charles Gagnon. C'est Francis Simard, l'un des quatre ravisseurs du ministre Laporte en 1970, qui est à l'origine de ce projet. En effet, c'est lui qui a suggéré à Lafond l'idée de réunir Pierre Vallières et Charles Gagnon, plus de vingt ans après leur rupture. La Liberté en colère revendique un caractère pédagogique. Dans un cours universitaire, un professeur, Robert Comeau, ancien militant de l'ombre, présente à de jeunes étudiants l'histoire du mouvement indépendantiste des années 60. Pierre Vallières et Charles Gagnon viennent ensuite débattre avec ce public quelque peu désorienté. La réflexion se poursuit, pour l'essentiel, dans le chalet ayant servi de refuge lorsque les deux hommes étaient recherchés en 1966. Que sont devenus nos combats d'autrefois ? Est-on condamnés à suivre le discours ambiant et à abandonner la lutte ? Pour Pierre Vallières, « il existe aujourd'hui plus de raisons de se révolter que par le passé ». Il faut dénoncer le cynisme qui nous fait accepter la corruption politique ou la tragédie bosniaque. « Le marché et le profit sont devenus les seuls enjeux du jour, ajoute-t-il. Le discours dominant est un modèle inhumain ». Contrairement à Charles Gagnon constatant, désabusé, l'échec de ses engagements, Pierre Vallières veut encore croire à la révolution, mais ses discours restent théoriques.
Carlos Pardo Tous droits réservés © 1994 Le Monde diplomatique
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