Pierre Falardeau
Le Couac, novembre 2000.

Quand l'armée israélienne assassine froidement, systématiquement et méthodiquement le peuple palestinien, où sont-ils donc tous ces vendeurs de «multiethnique» à la sauce Benethon, tous ces clowns «sans-frontière», tous ces prêcheurs de la «guerre humanitaire», tous ces saxophonistes américains des «droits humains», tous ces fascifistes de «l'intervention au sol», tous ces anciens nouveau-philosophes du «droit d'ingérence» impérialiste, toutes ces avocates suprêmement carriéristes du «nouveau droit international» du plus fort?

Mais où sont-ils donc tous ces bouffons de la bonne conscience frelatée quand Israël attaque des civils désarmés avec des tanks, des hélicoptères de combat, des mitrailleuses lourdes?

Mais où sont-ils donc tous ces farceurs hypocrites, quand des criminels en uniforme israélien exécutent des enfants comme des lapins à la foire?

Parlent pas fort, les grandes gueules des bons sentiments. Sont plutôt discrets.

Doivent être en train de faire griller la cellulite sur les plages du tiers-monde en confondant balles en caoutchouc, balles de golf et balles de tennis.



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