Éditoriaux    Musique indépendantiste    Pierre Falardeau    Front de libération du Québec
Patriotes de 1837-1838    Organisations indépendantistes    Textes souverainistes    Guérilla : Manifeste
Liens internet    Recherche    Forum de discussions    Livre des visiteurs

L'indépendance du Québec


Un curieux oubli et l'utilisation de la démagogie

Note : Ce texte a été envoyé au journal Le Soleil.


J'aimerais rappeler quelques éléments à J.-Jacques Samson, suite à son éditorial du jeudi 1er mai, intitulé « Le syndrome du néophyte ». Il se réjouit de la nomination de Philippe Couillard au poste de ministre de la Santé, celui-ci étant médecin. Il affirme ensuite que « les précédents ministres de la Santé n'étaient pas particulièrement préparés pour ces fonctions. François Legault était un comptable de formation, Pauline Marois, une travailleuse sociale et administratrice, Rémy Trudel, un docteur... en éducation, Marc Yvan Côté, avant eux, un professeur d'histoire et de géographie. » Monsieur Samson a curieusement oublié 4 ans de l'histoire du Québec, en ne mentionnant pas que Jean Rochon avait été ministre de la Santé, entre le 26 septembre 1994 et le 15 décembre 1998. L'éditorialiste poursuit ensuite en disant que « MM. Couillard et Reid inaugurent peut-être une pratique de recourir dorénavant à des spécialistes de ces milieux [(la santé et l'éducation)] pour diriger les deux plus importants ministères [...] » Ironie du sort, Jean Rochon est un médecin, tout comme Philippe Couillard, possédant un doctorat en médecine, ainsi qu'une maîtrise et un doctorat en santé publique.

Donc, je me demande bien en quoi la nomination du nouveau ministre de la Santé est si révolutionnaire. Serait-ce parce qu'elle provient du Parti libéral du Québec ? J'aimerais bien avoir une explication claire de l'éditorialiste sur ce curieux oubli dont il a fait preuve. Il me semble que la démagogie n'est pas de mise en société, encore moins lorsqu'elle est utilisée par des personnes disposant d'une large tribune pour émettre leurs opinions. De plus, cet éditorial ne fait que confirmer certaines de mes craintes au sujet de la démagogie employée par certains journalistes de Gesca. Ainsi, est-ce que les journaux de cette compagnie sont vraiment prêts à transgresser la vérité dans le but de mousser la popularité du Parti libéral et d'une idéologie qui leur tient tant à coeur, le fédéralisme canadien ?


Jean-François Gauvin
1er mai 2003



Dernière modification : 29 mai 2004

Retour à la page principale Envoi de commentaires par courriel

  Hit-Parade