Note : J'ai envoyé ce texte à André Pratte, éditorialiste du journal La Presse,
ainsi qu'au courrier des lecteurs de ce dernier.
J'ai été heureux d'apprendre, en lisant l'éditorial d'André Pratte du mercredi 19
février 2003, « Le piéton et la nation », que le les fédéralistes ne niaient pas
l'existence de la nation québécoise ! Ils la chériraient même ! Bien sûr, au Québec,
le Parti libéral ne nie pas l'existence de la nation québécoise. Agir autrement
constituerait en un suicide certain de ce parti chez l'électorat francophone. Ainsi,
comme ce parti veut continuer d'exister, il doit bien affirmer que la nation québécoise
existe. Mais, son grand frère du côté fédéral n'a pas du tout les mêmes idées que lui.
Depuis quand Jean Chrétien, Stéphane Dion et compagnie affirment-ils haut et fort
l'existence d'une nation québécoise ? Affirmer l'existence d'une nation québécoise
constituerait en un fardeau pour le Parti libéral du Canada, car il obtiendrait le
ressentiment du Canada anglais. Ces fédéralistes ont toute la misère au monde de dire
que le Québec forme une société distincte, voire uniquement différente du reste du Canada.
Je ne sais pas si monsieur Pratte se rappelle des nombreuses démarches des fédéralistes
québécois oeuvrant au Parti libéral du Canada pour contrer les différents accords ayant
été négociés durant les années 1980 et 1990, c'est-à-dire Meech et Charlottetown. Ces
démarches machiavéliques n'avaient certes pas comme but de reconnaître la nation québécoise.
Il y a donc deux catégories de fédéralistes : Ceux qui reconnaissent la nation québécoise et
ceux qui la nie. Affirmer le contraire serait de mentir.
Jean-François Gauvin 19 février 2003
Dernière modification : 29 mai 2004
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