Texte envoyé au Nouvelliste, La Presse et Cyberpresse.
J'aimerais que vous m'expliquiez les faussetés véhiculées sur Cyberpresse hier
au sujet du discours fait par Jacques Parizeau. Hier, il était écrit :
« L'ex-premier ministre a persisté et signé en attribuant à l'argent et au vote
des communautés culturelles la défaite référendaire de 1995. Il a rappelé que 61
pour cent des francophones du Québec avaient voté oui. M. Parizeau estime que lorsqu'on
vient si près du but, "il est clair qu'on doit recommencer un processus référendaire ».
Et aujourd'hui, c'est maintenant écrit :
« "En 1995, 61 pour cent des francophones du Québec avaient voté OUI. J'avais fait une
déclaration malheureuse qu'on m'a longtemps reprochée. Mais quand je parle de l'argent,
je fais référence à la grande manifestation d'amour du Canada anglais qui avait, à elle
seule, coûté plus cher que les campagnes du OUI et du NON réunies. Et en ce qui a trait au
vote des communautés culturelles, il y a eu des progrès. Leur vote n'est plus monolithique
et il y a un pourcentage de plus en plus grand d'immigrants qui sont favorables à la
souveraineté", a mentionné M. Parizeau. »
Est-ce que de dire que la déclaration était malheureuse est la même affaire que de
persister et signer par rapport à celle-ci ? Je ne crois pas. Avant de déformer les
propos d'un homme, assurez-vous des dires de ce dernier.
De plus, Jean Charest dant toute cette histoire fait preuve d'une démagogie honteuse,
en continuant à affubler Jacques Parizeau de propos qu'il n'a pas dit en conférence.
C'est lamentable de le voir aller et ceci ne prouve qu'encore une fois, il ne fait que de la
petite politique.
Jean-François Gauvin 2 avril 2003
Dernière modification : 29 mai 2004
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