Voici une lettre que j'ai envoyée au journaliste Jean-Marc Beaudoin, en réponse à un
texte faisant un lien entre Jean-Marie Le Pen et Jacques Parizeau, et intitulé,
«
De Le Pen à Parizeau », et paru dans
Le Nouvelliste.
Bonjour,
Je viens de lire votre article intitulé « De Le Pen à Parizeau ». Bien qu'à
première vue, vous semblez faire l'éloge de Jean-Marie Le Pen, et aussi de
Jacques Parizeau, je n'accepte tout simplement pas le parallèle que vous tracez
entre ces deux hommes.
En effet, après avoir dit que vous admiriez Le Pen de par sa façon dont il
affirme haut et fort ses idées, vous écrivez : « Je suis justement allé entendre
un de ces hommes, samedi. Jacques Parizeau ... ». Subtilement, vous tentez de
rapprocher les agissements d'un fasciste avec un ténor du mouvement
souverainiste québécois. Depuis belle lurette, les fédéralistes tentent
d'établir un lien entre les idées fascistes et celles du mouvement
indépendantiste québécois. Certains d'entre eux tentent d'affirmer que Lionel
Groulx était antisémite, alors que d'autres s'appuient sur le fait que le plus
grand leader fasciste au Canada était Québécois. Je parle ici d'Adrien Arcand.
Mais, grâce à Normand Lester, nous avons plutôt découvert que ce même Arcand
était un fervent fédéraliste et qu'il était financé par le premier ministre de
l'époque ! Et que dire de Mackenzie King, que plusieurs considèrent comme étant
le plus grand premier ministre de l'histoire du Canada ? Celui-ci admirait les
politiques de Hitler !
Ces rapprochements se font de plus en plus insistants depuis la défaite
référendaire de 1995. Les fédéralistes veulent à tout prix en finir une fois
pour tout avec les souverainistes québécois, n'hésitant pas à les démoniser.
Je prétends que vous avez agi délibérément et j'exige une rétractation.
Jean-François Gauvin 7 mai 2002
Dernière modification : 29 mai 2004
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